{"id":2650,"date":"2014-03-18T16:08:48","date_gmt":"2014-03-18T20:08:48","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=2650&#038;lang=fr"},"modified":"2026-04-21T16:36:30","modified_gmt":"2026-04-21T20:36:30","slug":"le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/","title":{"rendered":"3.1\u00a0: Le boucher John Clark et le marchand Stanley Bagg"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<h2>Chapitre 3 &#8211; Le Mile End des grands propri\u00e9taires, premi\u00e8re partie. La famille Bagg et John Clark<\/h2>\n<p>Les Bagg et les Beaubien. Pendant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, ces familles de notables montr\u00e9alais, l&#8217;une Canadienne-anglaise, l&#8217;autre Canadienne-fran\u00e7aise, grands propri\u00e9taires fonciers et voisins, joueront un r\u00f4le essentiel dans la transformation d&#8217;un espace rural en banlieue montr\u00e9alaise. Dans ce chapitre, qui est publi\u00e9 en deux volets, nous examinerons d&#8217;abord la famille Bagg. Le chapitre suivant abordera la famille Beaubien.<\/p>\n<p class=\"soustitre\">Stanley Bagg et le boucher John Clark<a name=\"foot_loc_2650_1\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Ce chapitre a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit avec Justin Bur, de M\u00e9moire du Mile End. Nous tenons \u00e0 remercier Janice Hamilton, descendante de la familles Bagg, et Sherry Olson, g\u00e9ographe \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 McGill. Sans leurs patientes recherches sur cette famille, et leur grande g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 pour en partager le fruit, ce chapitre n&#8217;aurait pu exister. Je veux aussi exprimer une fois de plus toute ma gratitude envers l&#8217;historien Jean-Claude Robert pour son rigoureux travail de r\u00e9vision.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_1\">1<\/a><\/p>\n<p>Stanley Bagg (1788-1853) quitte le Massachusetts vers 1795 en compagnie de ses deux s\u0153urs, de son fr\u00e8re, Abner, et de leur p\u00e8re, Phineas. Phineas est veuf, un fermier endett\u00e9; c&#8217;est pour fuir ses cr\u00e9anciers qu&#8217;il \u00e9migre au Canada.<a name=\"foot_loc_2650_2\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Janice Hamilton,\u00a0\u00abAn Economic Immigrant\u00bb, dans Writing up the Ancestors, 16 octobre 2013. http:\/\/writinguptheancestors.blogspot.ca\/2013\/10\/an-economic-emigrant.html. Du m\u00eame auteur: \u00abThe\u00a0Bagg Family of Massachusetts and Montreal\u00bb, Connections, Journal of the Quebec Family History Society. Winter\/Spring 2012, vol 34, no 2 p. 8.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_2\">2<\/a> On retrouve sa trace en 1798, alors qu&#8217;il est aubergiste \u00e0 Laprairie, sur la rive sud de Montr\u00e9al. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce m\u00e9tier d&#8217;aubergiste qui permet \u00e0 la famille Bagg de prendre racine dans le Mile End : en 1810, Phineas et Stanley, alors \u00e2g\u00e9 de 22 ans, signent un bail de cinq ans avec un boucher nomm\u00e9 John Clark (1767-1827) pour louer la taverne dite du \u00abMile End\u00bb situ\u00e9e sur ce qui est maintenant le coin nord-ouest du boulevard Saint-Laurent et de l&#8217;avenue du Mont-Royal.<a name=\"foot_loc_2650_3\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" BAnQ, Greffe du notaire J. Abraham Gray, 17 octobre 1810, Lease for Five Years, John Clark to Phineas &amp; Stanley Bagg.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_3\">3<\/a> C&#8217;est la premi\u00e8re fois que le nom Mile End apparait \u00e0 Montr\u00e9al dans un document.<\/p>\n<p>John Clark a lui-m\u00eame achet\u00e9 les terres environnantes de Jean-Baptiste Boutonne dit Larochelle et de Joseph Chevalier le 30 mai 1804. Les propri\u00e9taires pr\u00e9c\u00e9dents, les S\u0153urs de la Charit\u00e9 (S\u0153urs grises), leur avaient vendu cette m\u00eame terre \u00e0 peine 18 mois auparavant, soit le 26 avril 1803.<a name=\"foot_loc_2650_4\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"BAnQ, Greffe du notaire Louis Chaboillez, acte no. 6493, 30 mai 1804. \u00abVente par Jean-Baptiste Boutonne et Joseph Chevalier \u00e0 John Clark\u00bb. Voir aussi\u00a0: BAnQ, Greffe du notaire Joseph-Augustin Labadie, acte no. 16733, 7 juin 1875, Inventory of the late Stanley Clark Bagg Esquire\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_4\">4<\/a> Il n&#8217;y a aucune mention du nom \u00abMile End\u00bb \u00e0 ce moment; c&#8217;est donc John Clark qui le premier a utilis\u00e9 le toponyme pour d\u00e9signer le carrefour o\u00f9 se trouvait l&#8217;auberge.<a name=\"foot_loc_2650_5\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" John Clark s&#8217;\u00e9tait sans doute inspir\u00e9 du toponyme anglais \u00e9quivalent. \u00c0 ce sujet, Justin Bur \u00e9crit\u00a0: \u00abMile End est un nom anglais, bien s\u00fbr, voulant dire \u00abau bout du mille\u00bb, soit un lieu \u00e0 un mille au-del\u00e0 d&#8217;un autre, plus central. Le nom d\u00e9signe depuis le Moyen \u00c2ge un village pr\u00e8s de Londres(\u2026). Le village m\u00e9di\u00e9val, attest\u00e9 d\u00e8s 1288, \u00e9tait situ\u00e9 \u00e0 un mille \u00e0 l&#8217;est de la porte Aldgate de la cit\u00e9 fortifi\u00e9e de Londres.\u00bb Justin Bur, L&#8217;origine du nom Mile End, en ligne\u00a0: http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=1815&amp;lang=fr&amp;page=4. L&#8217;auberge de John Clark se trouvait \u00e0 une distance \u00e9quivalente des limites des faubourgs de la ville de Montr\u00e9al \u00e0 cette \u00e9poque.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_5\">5<\/a><\/p>\n<div id=\"attachment_2644\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Sketch-of-Moutain.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2644\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2644\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Sketch-of-Moutain.jpg\" alt=\"Sketch of Montreal Mountain (James McCord, v. 1850) Mus\u00e9e McCord, M9944.1. Le \u00abMile End Road\u00bb, continuation du chemin Saint-Laurent, conduit au carrefour du Mile End, jonction strat\u00e9gique de la principale voie vers le nord, de la \u00abSainte-Catherine road\u00bb et du chemin des tanneries. La piste de course de Stanley Bagg, ouverte en 1811, y est d\u00e9j\u00e0 qualifi\u00e9e de \u00abOld Race Course\u00bb.\" width=\"590\" height=\"524\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2644\" class=\"wp-caption-text\">Sketch of Montreal Mountain (James McCord, v. 1850) Mus\u00e9e McCord, M9944.1. Le \u00abMile End Road\u00bb, continuation du chemin Saint-Laurent, conduit au carrefour du Mile End, jonction strat\u00e9gique de la principale voie vers le nord, de \u00abSainte-Catherine road\u00bb et du chemin des tanneries (l&#8217;actuelle avenue du Mont-Royal, vers la droite). La piste de course de Stanley Bagg, ouverte en 1811, y est d\u00e9j\u00e0 qualifi\u00e9e de \u00abOld Race Course\u00bb.<\/p><\/div>\n<p>Ce carrefour avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 peu de temps auparavant pour relier deux vieux chemins \u00e0 celui de Saint-Laurent, soit le chemin des Tanneries et le chemin de Sainte-Catherine.<a name=\"foot_loc_2650_6\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Voir le plan du redressement du chemin de Sainte-Catherine de l&#8217;inspecteur des chemins Louis Charland (1800) dans Jean-Claude Robert, Atlas historique de Montr\u00e9al, Libre Expression, 1994, p. 102.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_6\">6<\/a> Dans son testament, John Clark appelle cette terre \u00abMile End Farm\u00bb et il nomme sa propre maison (situ\u00e9e pr\u00e8s de l&#8217;intersection actuelle du boulevard Saint-Laurent et de l&#8217;avenue Duluth) \u00abMile End Lodge\u00bb.<\/p>\n<p>Une annonce publi\u00e9e dans la <em>Gazette <\/em>le 7 ao\u00fbt 1815 offre une r\u00e9compense pour un cheval appartenant \u00e0 Stanley Bagg disparu d&#8217;un p\u00e2turage \u00e0 proximit\u00e9 de la \u00ab<em>Mile-End Tavern\u00bb <\/em>: cette annonce, retrouv\u00e9e dans les ann\u00e9es 1990, a pu mettre une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de chercheurs sur la trace des Clark et des Bagg en d\u00e9montrant que le Mile End de Montr\u00e9al \u00e9tait bien plus ancien qu&#8217;on ne le croyait.<a name=\"foot_loc_2650_7\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Une notice \u00e9crite dans les ann\u00e9es 1940 par l&#8217;archiviste en chef de la ville de Montr\u00e9al, Conrad Archambault, attribuait \u00e0 tort l&#8217;origine du nom Mile End \u00e0 une piste de course des ann\u00e9es 1870. De plus, la piste de course en question \u00e9tait situ\u00e9e \u00e0 l&#8217;est de la rue Saint-Denis. \u00c0 ce sujet, l&#8217;article d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9 de Justin Bur, L&#8217;origine du nom Mile End.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_7\">7<\/a><\/p>\n<div id=\"attachment_2597\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/022514_1934_LafamilleBa1.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2597\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2597\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/022514_1934_LafamilleBa1-600x320.jpg\" alt=\"Figure 1 - \u00ab\u00c9cart\u00e9e ou vol\u00e9e sur le Pacage de Stanley Bagg \u00e0 l\u2019auberge de Mile-End\u2026\u00bb, Gazette de Montreal, lundi 7 ao\u00fbt 1815, p. 1\" width=\"600\" height=\"320\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/022514_1934_LafamilleBa1-600x320.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/022514_1934_LafamilleBa1.jpg 658w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2597\" class=\"wp-caption-text\">\u00ab\u00c9cart\u00e9e ou vol\u00e9e sur le Pacage de Stanley Bagg \u00e0 l\u2019auberge de Mile-End\u00bb, Gazette de Montreal, lundi 7 ao\u00fbt 1815, p. 1<\/p><\/div>\n<p>John Clark est un boucher, n\u00e9 sur une ferme dans le comt\u00e9 de Durham en Angleterre. M\u00eame s&#8217;il poss\u00e8de des terres et des propri\u00e9t\u00e9s dans cette r\u00e9gion,<a name=\"foot_loc_2650_8\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"La nature et l&#8217;importance de ces propri\u00e9t\u00e9s demeurent obscures. Le p\u00e8re de John Clark \u00e9tait un m\u00e9tayer et il est peu probable qu&#8217;il lui ait laiss\u00e9 un h\u00e9ritage important, puisque John \u00e9tait le dernier de huit enfants. Cf. Janice Hamilton, Ancestor Hunting in County Durham, England, 5 juin 2009. (Communication \u00e0 l&#8217;auteur.)\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_8\">8<\/a> il choisit d&#8217;immigrer au Canada, vers la fin du 18e si\u00e8cle, en compagnie de sa femme, Mary Mitcheson et de leur fille unique, Mary Ann, n\u00e9e en 1795. Il semble disposer d&#8217;un capital en immigrant au Canada, car il ach\u00e8te plusieurs propri\u00e9t\u00e9s dans le faubourg Saint-Laurent dans les mois qui suivent son arriv\u00e9e.<a name=\"foot_loc_2650_9\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"\u00abJohn Clark, a butcher who was probably born in Durham, a town lying just south of Newcastle in northern England, first arrived in Montreal in 1799 when, at age thirty-one, he leased a property in the [St. Laurent] suburb. Clark most likely arrived in the city with some capital because within the year he was able to purchase, in two separate transactions, the large lot he had occupied as a tenant. He followed these acquisitions with three more in the next two years.\u00bb \u2014Alan M. Stewart, Settling an 18th Century Faubourg: Property and Family in the Saint-Laurent Suburb, 1735-1810, m\u00e9moire de ma\u00eetrise, Universit\u00e9 McGill, 1988. pp. 91-92.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_9\">9<\/a><\/p>\n<p class=\"soustitre\">Une fructueuse alliance commerciale et familiale<\/p>\n<p>La relation entre John Clark et la famille Bagg devient rapidement une fructueuse alliance commerciale et familiale : le 7 ao\u00fbt 1819, Mary Ann \u00e9pouse Stanley. Celui-ci et son fr\u00e8re Abner deviennent entrepreneurs et se lancent dans plusieurs entreprises commerciales : construction, brasserie, exportation de bl\u00e9, etc. Stanley Bagg figure m\u00eame parmi les premiers propri\u00e9taires de carri\u00e8res du Mile End.<a name=\"foot_loc_2650_10\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Sherry Olson et Patricia Thornton, Peopling the North American city, Montreal 1840-1900, McGill University Press, 2011, p. 257.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_10\">10<\/a> \u00c0 tel point qu&#8217;on peut se demander si Stanley ne laissa pas la gestion quotidienne de la taverne \u00e0 son p\u00e8re, Phineas. Par exemple, en 1819, il obtient avec un associ\u00e9 un contrat pour d\u00e9molir les b\u00e2timents de l&#8217;ancienne citadelle et ainsi agrandir le champ de Mars.<a name=\"foot_loc_2650_11\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"\u00abIn [1819], with Oliver Wait as a partner, Stanley hired an &#8216;Irish gang&#8217; to help level Citadel hill and extend the Champ de Mars parade ground.\u00bb Sherry Olson et Patricia Thornton, op cit, p. 47. De plus, leur contrat pr\u00e9voit l&#8217;arasement de la butte de la citadelle, qui bloquait la rue Notre-Dame \u00e0 l&#8217;est de la rue Bonsecours et le transport de la terre sur le champ de Mars pour exhausser et agrandir le terrain.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_11\">11<\/a> Ce premier contrat avec l&#8217;arm\u00e9e britannique en entra\u00eene une s\u00e9rie d&#8217;autres qui assurent la fortune de Stanley : transport d&#8217;armes pendant la guerre de 1812, construction des fortifications de l&#8217;\u00eele Sainte-H\u00e9l\u00e8ne et, en 1821, l&#8217;excavation et la construction du canal de Lachine.<a name=\"foot_loc_2650_12\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Ibid, pp. 48-49\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_12\">12<\/a> Stanley y associe d&#8217;ailleurs son beau-p\u00e8re, en le faisant fournisseur de viande pour la nourriture des ouvriers du canal.<a name=\"foot_loc_2650_13\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Abner, de son c\u00f4t\u00e9, devient chapelier, mais l&#8217;entreprise fait faillite en 1823. Son activit\u00e9 dans ce domaine a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e par H\u00e9l\u00e8ne Par\u00e9, \u00abTr\u00e9sor d&#8217;archives, le livre de paye d&#8217;une chapellerie montr\u00e9alaise au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle\u00bb, Revue d&#8217;histoire de la culture mat\u00e9rielle, no 56, automne 2002, pp. 7-21. La maison-entrep\u00f4t qu&#8217;Abner Bagg a fait construire dans le Vieux-Montr\u00e9al en 1821, rue William, est maintenant class\u00e9e : voir \u00abmaison Abner Bagg\u00bb, dans le Grand R\u00e9pertoire du Patrimoine B\u00e2ti de Montr\u00e9al (http:\/\/patrimoine.ville.montreal.qc.ca).\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_13\">13<\/a><\/p>\n<div id=\"attachment_2645\" style=\"width: 346px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/John-Clark-WP.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2645\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2645\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/John-Clark-WP.jpg\" alt=\"John Clark (collection de la famille Bagg)\" width=\"336\" height=\"431\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2645\" class=\"wp-caption-text\">John Clark (collection de la famille Bagg)<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_2646\" style=\"width: 346px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Stanley-Bagg-WP.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2646\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2646\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Stanley-Bagg-WP.jpg\" alt=\"Stanley Bagg (collection de la famille Bagg)\" width=\"336\" height=\"421\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2646\" class=\"wp-caption-text\">Stanley Bagg (collection de la famille Bagg)<\/p><\/div>\n<p>Stanley Bagg loue aussi des terres dans le secteur de l&#8217;auberge du Mile End, notamment utilis\u00e9es comme p\u00e2turage pour le cheptel destin\u00e9 \u00e0 la boucherie de John Clark. Jennifer Waywell, dans un m\u00e9moire de ma\u00eetrise sur les contrats entre fermiers et propri\u00e9taires terriens de l&#8217;\u00eele de Montr\u00e9al, donne l&#8217;exemple suivant :<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Also located in the area surrounding Montreal were a number of small pastures, used both by butchers to fatten livestock close to the market and by urban dwellers without land who paid to allow their animals to graze on the grasses.<\/p>\n<p>In one example, Phineas and Stanley Bagg, two Montreal innkeepers, annually rented a pasture at C\u00f4te Sainte-Catherine from the merchants Toussaint Pothier and Pierre Foretier. Each year, the Baggs also hired Michel Sire, identified in some acts as a vacher and in others as a journalier, who was obliged to: &#8220;garder avec soi, autant de vaches qu&#8217;il lui en sera confi\u00e9 par le dit Sieur [Bagg] lesquelles vaches il sera tenus de prendre tous les matins [\u2026] chez chacun de ceux \u00e0 qui elles appartiendront dans la ville et faubourgs, et les ramener le soir et faire le profit et avantage de [Phineas and Stanley Bagg].<a name=\"foot_loc_2650_14\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Jennifer Waywell, Farms, Leases and Agriculture on the Island of Montreal, 1780-1820, MA, History, McGill University, 1989. PP. 87-88. \u00abIl existait, dans les environs de Montr\u00e9al, plusieurs petits p\u00e2turages utilis\u00e9s autant par les bouchers pour y engraisser leur b\u00e9tail \u00e0 proximit\u00e9 du march\u00e9, que par des citadins d\u00e9pourvus de terres qui payaient pour qu&#8217;on y laisse brouter leurs animaux. Par exemple, Phineas et Stanley Bagg, deux aubergistes montr\u00e9alais, louaient annuellement un p\u00e2turage \u00e0 la c\u00f4te Sainte-Catherine des marchands Toussaint Pothier et Pierre Foretier. Chaque ann\u00e9e, les Bagg engageaient aussi Michel Sire, identifi\u00e9 dans certains actes comme vacher et dans d&#8217;autres comme journalier, et qui \u00e9tait oblig\u00e9\u2026\u00bb (Ma traduction).\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_14\">14<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p class=\"soustitre\">D&#8217;autres grands propri\u00e9taires du Mile End\u00a0: les religieuses hospitali\u00e8res de Saint-Joseph<\/p>\n<p>John Clark et Stanley Bagg ont des voisines, l&#8217;ordre religieux des hospitali\u00e8res de Saint-Joseph, avec lesquelles ils d\u00e9velopperont tr\u00e8s t\u00f4t des relations d&#8217;affaires suivies qui se poursuivront pendant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. Les religieuses ont re\u00e7u, en 1730, de vastes terres au nord de la rue Sherbrooke, au lieu-dit Mont Sainte-Famille. Au d\u00e9but, elles les utilisent comme r\u00e9serve de bois destin\u00e9 au chauffage de leurs \u00e9difices.<a name=\"foot_loc_2650_15\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Requ\u00eate devant Adhemar, qui regarde la terre de la Providence\u00bb, 1745. Archives des Religieuses Hospitali\u00e8res de Saint-Joseph, n\u00b029, Tiroir 2e. Cit\u00e9 par Nicole Valois, Analyse paysag\u00e8re de l&#8217;arrondissement historique du Mont-Royal, op cit, p. 22. \u00c9galement, Joanne Burgess et Claire Poitras, op cit, p. 72.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_15\">15<\/a>Plus tard, les religieuses y installeront des fours \u00e0 chaux et une carri\u00e8re.<a name=\"foot_loc_2650_16\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Ibid, p. 146.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_16\">16<\/a> Mais c&#8217;est l&#8217;utilisation de ces terres comme p\u00e2turages qui permet le d\u00e9veloppement des liens d&#8217;affaires entre les religieuses, Stanley Bagg et John Clark\u00a0: ce dernier leur loue des terres d\u00e8s 1804 pour y faire pa\u00eetre ses troupeaux.<a name=\"foot_loc_2650_17\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Jennifer Waywell, Farm Leases and Agriculture on the Island of Montreal, 1780-1820, op cit, p.\u00a048.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_17\">17<\/a><\/p>\n<p>Un exemple peut \u00eatre donn\u00e9 avec le renouvellement, le 25 octobre 1831, des baux pour 3 fermes appartenant aux religieuses: il s&#8217;agit d&#8217;une ferme de 12 arpents sur la C\u00f4te-\u00e0-Baron, adjacente \u00e0 la <em>Mile End<\/em> Farm; d&#8217;une ferme de 45 arpents sur la C\u00f4te Sainte-Catherine, adjacente \u00e0 celle de Joseph Perrault; et de la carri\u00e8re de la Providence, de 28 arpents par 14 , \u00e9galement sur la C\u00f4te-Sainte-Catherine. En \u00e9change, Stanley Bagg s&#8217;engage \u00e0 payer 20 livres comptant aux religieuses, \u00e0 leur verser 25 minots de pommes de terre \u00abde la meilleure qualit\u00e9\u00bb et \u00e0 payer les rentes seigneuriales. Il s&#8217;engage aussi \u00e0 garder les b\u00e2timents de ferme, les cl\u00f4tures et les terres en bon \u00e9tat, \u00e0 les \u00abcultiver en bon p\u00e8re de famille\u00bb. De leur c\u00f4t\u00e9, les hospitali\u00e8res pourront y faire p\u00e2turer 28 vaches, \u00abapr\u00e8s la r\u00e9colte\u00bb.<a name=\"foot_loc_2650_18\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"BAnQ, Greffe de Nicolas-Benjamin Doucet, CN601,S134, acte no. 19122, 25 octobre 1831. R\u00e9sum\u00e9 par Sherry Olson (les baux seront renouvel\u00e9s aux m\u00eames conditions en 1839).\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_18\">18<\/a><\/p>\n<p class=\"soustitre\">Une piste de course dans le Mile End<\/p>\n<p>Mais Stanley Bagg et John Clark n&#8217;exploitent pas les champs entourant la \u00abMile End Tavern\u00bb qu&#8217;\u00e0 des fins agricoles. La proximit\u00e9 avec la ville entraine le d\u00e9veloppement d&#8217;activit\u00e9s ludiques li\u00e9es \u00e0 la vill\u00e9giature\u00a0: au printemps 1811, Stanley Bagg s&#8217;associe au Montreal Jockey Club pour construire, sur la ferme adjacente une des premi\u00e8res pistes de courses de chevaux du Bas-Canada\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Phineas and Stanley Bagg, innkeepers of Mile End let to David Stansfield on behalf of Jockey Club Montreal. (\u2026) Phineas and Stanley Bagg are lessees of Mile End Tavern and Farm at Ste. Catherine, owner John Clarke. They will lease (sublet) a part of the farm, ground called The Quarry on left side of road, to be used for a race course; lessors will receive rights in and outside the circuit for &#8216;convenience of spectators&#8217;. Lessors will act as overseers.<a name=\"foot_loc_2650_19\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" BAnQ, Greffe du notaire J. Abraham Gray, CN601,S185, acte no 3128, 25 mai 1811, Bail. R\u00e9sum\u00e9 par Sherry Olson. \u00abPhineas et Stanley Bagg, aubergistes au Mile End, louent \u00e0 David Stansfield au nom du Jockey club de Montr\u00e9al. (\u2026) Phineas et Stanley sont les locataires de la Taverne du Mile End et de la ferme \u00e0 Sainte-Catherine, propri\u00e9taire John Clarke. Ils vont louer (sous-louer) une partie de la ferme, un terrain nomm\u00e9 \u00abla carri\u00e8re\u00bb du c\u00f4t\u00e9 gauche de la route, pour \u00eatre utilis\u00e9 comme une piste de course; les bailleurs vont obtenir les droits \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur comme \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du circuit pour installer [ce qui est n\u00e9cessaire] aux commodit\u00e9s des spectateurs. Les bailleurs vont agir comme superviseurs\u00bb (ma traduction).\u00bb\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_19\">19<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Un plan remarquable de la propri\u00e9t\u00e9 des Religieuses Hospitali\u00e8res de Saint-Joseph dress\u00e9 par l&#8217;arpenteur Charles Turgeon en 1822 illustre ce rond de \u00abcourses de chevaux\u00bb du Mile End. Le redressement du chemin de la cote Sainte-Catherine, qui serpentait auparavant entre les propri\u00e9t\u00e9s de John Clark et de ses voisins, a lib\u00e9r\u00e9 de l&#8217;espace pour la piste. Une partie de cet espace servira ensuite \u00e0 l&#8217;extension des terrains de l&#8217;exposition agricole provinciale et au parc Jeanne-Mance.<\/p>\n<div id=\"attachment_2647\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-1823.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2647\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2647\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-1823-600x188.jpg\" alt=\"Plan des terres de la Providence 1822 \u2013 Charles Turgeon. Archives des religieuses hospitali\u00e8res de Saint-Joseph\" width=\"600\" height=\"188\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-1823-600x188.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-1823.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2647\" class=\"wp-caption-text\">Plan des terres de la Providence 1822 \u2013 Charles Turgeon. Archives des religieuses hospitali\u00e8res de Saint-Joseph. Tir\u00e9 de Nicole Valois, Analyse paysag\u00e8re de l\u2019arrondissement naturel et historique du Mont-Royal, Ville de Montr\u00e9al, June 2010, p. 42.<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_2648\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-extrait.png\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2648\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2648\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-extrait-600x324.png\" alt=\"Plan des terres de la Providence (extrait) - On note deux estrades, surmont\u00e9es de drapeaux, le long du chemin Saint-Laurent. Le chemin Saint-Laurent est juste au-dessus, travers\u00e9 par deux ponts. L\u2019auberge du Mile End se trouve au coin nord-ouest de ce chemin et du chemin de \u00abSt Catherine\u00bb.\" width=\"600\" height=\"324\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-extrait-600x324.png 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence-extrait.png 900w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2648\" class=\"wp-caption-text\">Plan des terres de la Providence (extrait) &#8211; On note deux estrades, surmont\u00e9es de drapeaux, le long du chemin Saint-Laurent. Le chemin Saint-Laurent est juste au-dessus, travers\u00e9 par deux ponts. L\u2019auberge du Mile End se trouve au coin nord-ouest de ce chemin et du chemin de \u00abSt Catherine\u00bb.<\/p><\/div>\n<p>De plus, lorsque les religieuses y d\u00e9m\u00e9nagent l&#8217;H\u00f4tel-Dieu, en 1860, elles deviennent partenaires de la famille Bagg pour urbaniser les terres adjacentes, proc\u00e9dant \u00e0 des \u00e9changes de lots et \u00e0 des lotissements. Ainsi, le 8 f\u00e9vrier 1859, l&#8217;H\u00f4tel-Dieu ach\u00e8te des Bagg un terrain \u00aben franc alleu roturier\u00bb<a name=\"foot_loc_2650_20\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"C&#8217;est-\u00e0-dire libre de droits \u00e0 verser aux seigneurs de Montr\u00e9al, les Sulpiciens.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_20\">20<\/a> avec cl\u00f4ture de pierre entre la rue Saint-Urbain et les terres d&#8217;Augustin Cuvillier rue Saint-Laurent. En \u00e9change, les Bagg s&#8217;engagent \u00e0 faire ouvrir la rue Saint-Urbain depuis la rue portant leur nom jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;h\u00f4pital et accordent un droit de passage aux s\u0153urs \u00e0 travers leur propri\u00e9t\u00e9, pour l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la rue Sherbrooke. Des plans de lotissement accompagneront ce nouvel espace urbain cr\u00e9\u00e9 par l&#8217;ouverture des rues conduisant \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital.<a name=\"foot_loc_2650_21\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"BAnQ, Greffe de Joseph Labadie, CN601,S220, actes no 4401 et 4402, 8 f\u00e9vrier 1859. Pour les plans d&#8217;arpentage, voir\u00a0: Henri-Maurice Perrault\u00a0: Plan de la terre de la Providence appartenant aux dames de l&#8217;H\u00f4tel-Dieu, situ\u00e9e au Coteau Barron, Montr\u00e9al indiquant un projet de subdivision en lots, 21 ao\u00fbt 1855,\u00a0BAnQ CA601,S53,SS1,P196. \u00c9galement\u00a0: BAnQ, CA601,S53,SS1,P30 (novembre 1860).\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_21\">21<\/a><\/p>\n<p>Au nord et \u00e0 l&#8217;est du nouvel H\u00f4tel-Dieu, ce sont les fonctions ludiques et \u00e9ducatives qui prendront la place de l&#8217;agriculture, particuli\u00e8rement dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du 19e si\u00e8cle. Nous d\u00e9velopperons cet aspect dans un autre chapitre, mais mentionnons ici l&#8217;installation de l&#8217;exposition agricole provinciale sur des terres appartenant aux religieuses et aux Bagg dans les ann\u00e9es 1870<a name=\"foot_loc_2650_22\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Le Conseil d&#8217;agriculture de la province de Qu\u00e9bec tient des expositions sur le site \u00e0 partir de 1870. En 1878, le Conseil des arts et manufactures y d\u00e9m\u00e9nage le \u00abPalais de cristal\u00bb d&#8217;abord install\u00e9 rue Sainte-Catherine pour donner une nouvelle envergure \u00e0 l&#8217;exposition.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_22\">22<\/a> et, bien s\u00fbr, l&#8217;inauguration du parc du Mont-Royal en 1876. En plus de la chasse qui s&#8217;y pratiquait depuis le d\u00e9but du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la cr\u00e9ation du parc entra\u00eenera l&#8217;am\u00e9nagement de nombreuses activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives sur son flanc est\u00a0: funiculaire, toboggan en hiver ainsi que le premier terrain de golf au Canada, le \u00ab<em>Royal Canadian Golf Club<\/em>\u00bb ouvert en 1874.<a name=\"foot_loc_2650_23\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Joanne Burgess et Claire Poitras, \u00c9tude de caract\u00e9risation de l&#8217;arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, Commission des biens culturels du Qu\u00e9bec, d\u00e9cembre 2005, pp. 88-94.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_23\">23<\/a> Juste \u00e0 l&#8217;est de l&#8217;H\u00f4tel-Dieu, sur un terrain achet\u00e9 \u00e0 la famille Bagg, on trouvera \u00e9galement le Jardin Guilbault, \u00e0 la fois parc d&#8217;attractions et jardin botanique qui attirait des milliers de visiteurs entre 1862 et 1869.<a name=\"foot_loc_2650_24\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Sylvain Gaudet, \u00abUn haut lieu de la culture populaire \u00e0 Montr\u00e9al au XIXe si\u00e8cle : le Jardin Guilbault\u00bb, Cap-aux-Diamants 97, 2009, pp. 25-29. \u00c9galement, Raymond Montpetit, \u00abCulture et exotisme\u00a0: les panoramas itin\u00e9rants et le jardin Guilbault \u00e0 Montr\u00e9al au XIXe si\u00e8cle\u00bb, Loisir et soci\u00e9t\u00e9, vol 6, 1 (1983)\u00a0: 71-104.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_24\">24<\/a> Notons finalement que la partie des terrains de l&#8217;exposition situ\u00e9e au nord de l&#8217;actuelle avenue Mont-Royal et d\u00e9limit\u00e9e par l&#8217;avenue du Parc \u00e0 l&#8217;ouest, la rue Saint-Urbain \u00e0 l&#8217;est et le boulevard Saint-Joseph au nord, sera ainsi \u00e9pargn\u00e9e par les lotissements urbains jusqu&#8217;aux environs de 1905-1910, ce qui influencera grandement le d\u00e9veloppement du secteur environnant.<\/p>\n<p class=\"soustitre\">Un premier plan d&#8217;urbanisation du Plateau<\/p>\n<p>John Clark, en achetant de nombreuses fermes tout autour de l&#8217;auberge du Mile End et au nord de celle-ci, a aussi anticip\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t qu&#8217;elles ne serviraient pas qu&#8217;\u00e0 l&#8217;agriculture ou \u00e0 des activit\u00e9s champ\u00eatres comme les courses de chevaux. Il avait \u00e9galement pr\u00e9vu que l&#8217;expansion du faubourg Saint-Laurent, o\u00f9 il avait achet\u00e9 plusieurs lots peu apr\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Montr\u00e9al, se poursuivrait vers le nord et franchirait l&#8217;obstacle de la C\u00f4te-\u00e0-Baron pour y rejoindre son auberge. V\u00e9ritable visionnaire, il offre d\u00e8s 1822 \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00eaque auxiliaire \u00e0 Montr\u00e9al, monseigneur Lartigue, le terrain et la pierre n\u00e9cessaire \u00e0 la construction de sa nouvelle cath\u00e9drale. Voici ce que ce dernier \u00e9crit, le 30 d\u00e9cembre 1822 \u00e0 son sup\u00e9rieur de Qu\u00e9bec, monseigneur Plessis :<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Je pourrais avoir aussi gratis d&#8217;un protestant nomm\u00e9 Clarke un vaste terrain aux Tanneries des Belair, avec toute la pierre de mes \u00e9difices \u00e9galement gratis : mais cette position me para\u00eet trop \u00e9loign\u00e9e du centre de la population catholique, m\u00eame future; et je crois qu&#8217;elle n&#8217;agr\u00e9erait \u00e0 personne.<a name=\"foot_loc_2650_25\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"\u00abCorrespondance de Monseigneur Lartigue\u00bb, Rapport de l\u2019archiviste de la province de Qu\u00e9bec pour 1941-1942, pp. 405-406. BAnQ\u00a0:\u00a0http:\/\/collections.banq.qc.ca\/ark:\/52327\/2276311.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_25\">25<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Auparavant, Mgr Lartigue explique que pour l&#8217;emplacement de sa nouvelle \u00e9glise, il a plut\u00f4t accept\u00e9 l&#8217;offre de \u00abMme Denys Viger (&#8230;) sur une des places les plus \u00e9lev\u00e9es de sa terre, entre le faubourg Saint-Laurent et le faubourg Saint-Louis\u00bb et que l&#8217;orateur Papineau, de la c\u00e9l\u00e8bre famille du m\u00eame nom, a compl\u00e9t\u00e9 le don : on y construira Saint-Jacques-le-Majeur, qui deviendra la cath\u00e9drale de Montr\u00e9al quand le dioc\u00e8se de Montr\u00e9al est cr\u00e9\u00e9 en 1836 et que Mgr Lartigue en est confirm\u00e9 comme premier titulaire.<\/p>\n<div id=\"attachment_2704\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Cath\u00e9drale_1828.jpeg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2704\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2704\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Cath\u00e9drale_1828-600x490.jpeg\" alt=\"Premi\u00e8re cath\u00e9drale Saint-Jacques-le-Majeur, sur la rue Saint-Denis entre Sainte-Catherine et De Maisonneuve (Mignonne).\" width=\"600\" height=\"490\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Cath\u00e9drale_1828-600x490.jpeg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Cath\u00e9drale_1828.jpeg 657w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2704\" class=\"wp-caption-text\">Premi\u00e8re cath\u00e9drale Saint-Jacques-le-Majeur, incendi\u00e9e en 1852, sur la rue Saint-Denis entre Sainte-Catherine et De Maisonneuve (Mignonne).<\/p><\/div>\n<p>L\u2019offre de John Clark \u00e9tait trop en avant de son temps.\u00a0Situ\u00e9e dans un faubourg de l\u2019est et entour\u00e9e de vergers, plusieurs paroissiens de la ville trouvaient d\u00e9j\u00e0 la nouvelle \u00e9glise Saint-Jacques bien \u00e9loign\u00e9e; que dire alors d\u2019une \u00e9glise construite en plein champ sur un plateau isol\u00e9 et peu accessible plusieurs mois par ann\u00e9e !<\/p>\n<p>Mais le boucher ne renonce pas pour autant \u00e0 trouver une vocation autre qu\u2019agricole aux terres qu\u2019il a achet\u00e9es le long du chemin Saint-Laurent. Dans un codicille \u00e0 son testament de 1825, il inclut un plan d\u2019arpentage de la partie des terres de sa \u00abMile End Farm\u00bb s\u2019\u00e9tendant de Duluth \u00e0 Mont-Royal, entre Saint-Laurent et Saint-Urbain, qui pr\u00e9voit sa subdivision en 76 lots. John Clark veut ainsi assurer un revenu \u00e0 ses descendants, puisqu\u2019il pose comme condition que les lots soient c\u00e9d\u00e9s en \u00e9change d\u2019une rente constitu\u00e9e \u00e0 un int\u00e9r\u00eat annuel de 6%. Mais il n\u2019en reste pas l\u00e0\u00a0: dans le m\u00eame document, il se fait urbaniste avant l\u2019heure, pr\u00e9voit le trac\u00e9 d\u2019une rue parall\u00e8le \u00e0 Saint-Laurent, qu\u2019il baptise de son propre nom, soit l\u2019actuelle rue Clark;<a name=\"foot_loc_2650_26\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Le r\u00e9pertoire toponymique de la ville de Montr\u00e9al attribue le nom de la rue Clark \u00e0 son petit-fils, Stanley Clark Bagg, mais le testament montre bien que c\u2019est le grand-p\u00e8re qui en eut l\u2019id\u00e9e le premier! Erreur \u00e9galement pour la rue Marie-Anne, nomm\u00e9e en l\u2019honneur de sa fille. Ces erreurs r\u00e9sultent du fait que les archivistes de la Ville ignoraient tout \u00e0 propos de John Clark.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_26\">26<\/a> exige que les lots sur cette future rue ne soient pas vendus \u00e0 moins de 25 livres; sur Saint-Laurent, il fixe le prix minimum \u00e0 50 livres et pr\u00e9cise que les maisons qui y seront construites devront \u00eatre en pierres ou en briques,<a name=\"foot_loc_2650_27\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Last will and testament of Mr. John Clark, Codicil, 29 d\u00e9cembre 1825.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_27\">27<\/a>promouvant ainsi un d\u00e9veloppement r\u00e9sidentiel et commercial qui tranche avec le faubourg o\u00f9 les maisons de bois dominent.<\/p>\n<div id=\"attachment_2694\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Carte-codicile-JC.png\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2694\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2694\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Carte-codicile-JC-600x225.png\" alt=\"Plan de lotissement d'une partie de la Mile End Farm. Codicile au testament de John Clark, d\u00e9cembre 1825. BAnQ CN601,S187\" width=\"600\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Carte-codicile-JC-600x225.png 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Carte-codicile-JC-1024x384.png 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Carte-codicile-JC.png 1280w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2694\" class=\"wp-caption-text\">Plan de lotissement d&#8217;une partie de la Mile End Farm. Codicile au testament de John Clark, d\u00e9cembre 1825. BAnQ CN601,S187 (annotations en rouge de M\u00e9moire du Mile End)<\/p><\/div>\n<p>Les g\u00e9n\u00e9rations suivantes de la famille Bagg imposeront des conditions similaires \u00e0 leurs acheteurs afin assurer une uniformit\u00e9 socio-\u00e9conomique \u00e0 leurs nouveaux quartiers\u00a0: \u00abTheir sales of land always required the buyer to build promptly and on a substantial scale, with stone facing, a minimum of two stories, strictly for residential occupancy, in conformity to their street plan and private conception of zoning\u00bb.<a name=\"foot_loc_2650_28\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Sherry Olson et Patrica Thornton, Peopling the North American City, op cit, p. 49. \u00abLeurs ventes de terrains obligeaient toujours l\u2019acheteur \u00e0 construire rapidement et \u00e0 une \u00e9chelle substantielle, avec fa\u00e7ade de pierre, un minimum de deux \u00e9tages, strictement \u00e0 des fins r\u00e9sidentielles, en conformit\u00e9 \u00e0 leur plan de lotissement et \u00e0 leur conception priv\u00e9e du zonage (ma traduction)\u00bb.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_28\">28<\/a><\/p>\n<p>Ce projet de John Clark devance d\u2019au moins 35 ans la naissance du village de Saint-Jean-Baptiste qui, sur son flanc est, sera largement l\u2019\u0153uvre de promoteurs canadiens-fran\u00e7ais. L\u2019historiographie montr\u00e9alaise a souvent d\u00e9crit le boulevard Saint-Laurent comme une fronti\u00e8re entre les secteurs anglophones et francophones de la ville, ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne cet article d\u2019Alan Knight\u00a0: <i><\/i><\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Contrairement \u00e0 ce que certains ont pu dire, les lotissements de M. Cadieux de Courville [un des promoteurs du village de Saint-Jean Baptiste] ne sont pas tributaires du savoir-faire d\u2019un Redpath ou d\u2019un McGill pour la tr\u00e8s bonne raison qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s avant ceux effectu\u00e9s par ces anglophones. Ces lotissements traduisent donc tout le savoir-faire urbain d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 inscrite depuis longtemps dans l\u2019espace colonial. Voil\u00e0 pourquoi l\u2019enjeu du d\u00e9veloppement du village se situe autant sur le plan culturel que technologique.<a name=\"foot_loc_2650_29\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\" Alan Knight, \u00abLe Plateau Mont-Royal, un projet, un exploit\u00bb, Continuit\u00e9, no 66, 1995, p. 48. Les historiens Paul-Andr\u00e9 Linteau et Jean-Claude Robert, dans une analyse du recensement Viger de 1825, avaient d\u00e9j\u00e0 nuanc\u00e9 ce portrait en montrant l\u2019importance d\u2019un groupe de tr\u00e8s grands propri\u00e9taires fonciers canadiens-fran\u00e7ais, pr\u00e9sents des deux c\u00f4t\u00e9s de Saint-Laurent\u00a0: \u00abPropri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re \u00e0 Montr\u00e9al, une hypoth\u00e8se\u00bb. Revue d\u2019histoire de l\u2019Am\u00e9rique fran\u00e7aise, vol. 28, no 1, 1974, pp. 45-65.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/le-boucher-john-clark-et-le-marchand-stanley-bagg\/#foot_text_2650_29\">29<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Mais la volont\u00e9 de John Clark d\u2019attirer une population catholique canadienne-fran\u00e7aise dans le secteur en offrant d\u2019y construire la cath\u00e9drale, sans parler de ses relations d\u2019affaires suivies avec les religieuses hospitali\u00e8res, et ce bien avant les lotissements de Cadieux de Courville, d\u00e9montre que cette fronti\u00e8re, aussi r\u00e9elle soit-elle, \u00e9tait aussi perm\u00e9able.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre 3 &#8211; Le Mile End des grands propri\u00e9taires, premi\u00e8re partie. La famille Bagg et John Clark Les Bagg et les Beaubien. Pendant plusieurs g\u00e9n\u00e9rations, ces familles de notables montr\u00e9alais, l&#8217;une Canadienne-anglaise, l&#8217;autre Canadienne-fran\u00e7aise, grands propri\u00e9taires fonciers et voisins, joueront un r\u00f4le essentiel dans la transformation d&#8217;un espace rural en banlieue montr\u00e9alaise. Dans ce chapitre, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[25],"tags":[29],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2650"}],"collection":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2650"}],"version-history":[{"count":59,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2650\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6835,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2650\/revisions\/6835"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2650"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2650"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2650"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}