{"id":3256,"date":"2015-03-07T14:06:59","date_gmt":"2015-03-07T19:06:59","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=3256&#038;lang=fr"},"modified":"2020-11-24T20:43:52","modified_gmt":"2020-11-25T01:43:52","slug":"chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/","title":{"rendered":"Chapitre 6.3 &#8211; Louis Beaubien et l&#8217;urbanisation du Mile End"},"content":{"rendered":"<p><\/p>\n<p class=\"soustitre\"><b><i>La fi\u00e8vre immobili\u00e8re s&#8217;empare de Montr\u00e9al<\/i><\/b><\/p>\n<p>Mais, apr\u00e8s 1885, le pacage des vaches passe au second plan sur la ferme de l\u2019honorable Louis Beaubien. Celui-ci commence \u00e0 vendre de plus en plus fr\u00e9quemment des \u00ablots \u00e0 b\u00e2tir\u00bb sur sa propri\u00e9t\u00e9. Par exemple, le 16 d\u00e9cembre 1887, dans sa revue hebdomadaire de l\u2019activit\u00e9 immobili\u00e8re, <i>Le Prix courant<\/i> note que\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Nous trouvons dans les ventes de la semaine celles d&#8217;un certain nombre de lots \u00e0 b\u00e2tir situ\u00e9s sur la terre de M. Beaubien, \u00e0 Mile-End, pr\u00e8s de l&#8217;avenue Mont-Royal. Ces lots sont d&#8217;une bonne dimension, 42.6 x 87.6, et se vendent $300 dont une partie comptant et le reste en constitut [un type de rente]. Ce genre de vente a \u00e9t\u00e9 autrefois tr\u00e8s populaire; il ne parait pas tout \u00e0 fait pass\u00e9 de mode encore.<a name=\"foot_loc_3256_1\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Le Prix courant, \u00abRevue immobili\u00e8re\u00bb, Vol. 1, no 15, 16 d\u00e9cembre 1887, p. 6.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_1\">1<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>L\u2019urbanisation progressive du village se fait ainsi du sud vers le nord, dans le prolongement de Saint-Jean Baptiste, devenu quartier montr\u00e9alais en 1886. Le fait que ces \u00ablots \u00e0 b\u00e2tir\u00bb soient g\u00e9n\u00e9ralement vendus un ou deux \u00e0 la fois, laisse penser que les acheteurs sont souvent de petits entrepreneurs, provenant g\u00e9n\u00e9ralement des m\u00e9tiers de la construction; on a vu pr\u00e9c\u00e9demment que le Lovell recensait d\u00e9j\u00e0 39 charpentiers\/menuisiers, ma\u00e7ons, \u00e9b\u00e9nistes et peintres dans son \u00e9dition 1878-1879. Le processus devait donc \u00eatre semblable \u00e0 celui d\u00e9crit par David Hanna dans son \u00e9tude de l\u2019urbanisation des faubourgs montr\u00e9alais \u2013 comme ceux de Sainte-Marie et Saint-Jacques \u2013 pendant la p\u00e9riode 1866-1880, p\u00e9riode pendant laquelle le duplex devient le mod\u00e8le dominant d\u2019habitation ouvri\u00e8re \u00e0 Montr\u00e9al\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Small-scale builders drawn from the building trades were the real developers of Montreal. They dominated small-scale housing construction in every ward but two \u2014affluent northern Saint Antoine and Saint-Laurent. In the eastern wards their presence was overwhelming. They were mainly carpenters and joiners, but their numbers included bricklayers, masons, stonecutters, plasterers and roofers. They were the main propagators of Montreal&#8217;s vast duplex cityscape by copying and repeating the model wherever working-class markets existed.<a name=\"foot_loc_3256_2\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"David B. Hanna, Montreal, a City built by Small Builders, 1867-1880, Th\u00e8se de doctorat, G\u00e9ographie, Universit\u00e9 McGill, mars 1986, p. 178. (\u00abLes petits constructeurs provenant des m\u00e9tiers du b\u00e2timent furent les vrais d\u00e9veloppeurs de Montr\u00e9al. Ils dominaient la construction domiciliaire \u00e0 petite \u00e9chelle dans tous les quartiers sauf deux \u2014les prosp\u00e8res Saint-Antoine et Saint-Laurent. Dans les quartiers de l\u2019est, leur pr\u00e9sence \u00e9tait \u00e9crasante. Ils \u00e9taient surtout charpentiers et menuisiers, mais on retrouvait \u00e9galement des ma\u00e7ons, pl\u00e2triers, tailleurs de pierre et des couvreurs. Ils \u00e9taient les principaux propagateurs du vaste paysage montr\u00e9alais domin\u00e9 par les duplex, en copiant et en r\u00e9p\u00e9tant ce mod\u00e8le partout o\u00f9 un march\u00e9 r\u00e9sidentiel ouvrier existait (ma traduction).\u00bb\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_2\">2<\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px; line-height: 20px;\">\u00a0<\/span><\/p><\/blockquote>\n<div id=\"attachment_3266\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Louis-Beaubien.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3266\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3266\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Louis-Beaubien-600x371.jpg\" alt=\"Figure 1 - Le Prix Courant, Vol 2, no 12, 25 mai 1888. p. 15.\" width=\"600\" height=\"371\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Louis-Beaubien-600x371.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Louis-Beaubien-1024x633.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Louis-Beaubien.jpg 1044w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3266\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1 &#8211; Le Prix Courant, Vol 2, no 12, 25 mai 1888. p. 15.<\/p><\/div>\n<p>Louis Beaubien utilise \u00e9galement la pr\u00e9sence de la gare, dans ses publicit\u00e9s, pour attirer des entreprises sur ses terres. Il esp\u00e8re \u00e9videmment que celles-ci donneront du travail \u00e0 ceux qui emm\u00e9nagent dans les nouvelles r\u00e9sidences construites sur ses lots (figure 1).<\/p>\n<p>Louis Beaubien n&#8217;exclut peut-\u00eatre pas pour autant un d\u00e9veloppement plus prestigieux.\u00a0En mars, \u00e0 la suite d&#8217;une r\u00e9union conjointe des conseils municipaux des villages du Mile End et d&#8217;Outremont, il avait promis de faire planter des arbres ornementaux, tout le long d&#8217;une nouvelle avenue, qui aurait prolong\u00e9 la rue Saint-Louis (Laurier) vers l&#8217;ouest, et ainsi reli\u00e9 la rue Saint-Laurent jusqu&#8217;au chemin de la C\u00f4te-Sainte-Catherine \u00e0 Outremont.<a name=\"foot_loc_3256_3\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"\u00abImprovements in the North End\u00bb, Montreal Daily Witness, 17 mars 1888, p.3. Il s&#8217;agit de la future avenue Laurier, entre Saint-Laurent et le chemin de la C\u00f4te-Sainte-Catherine.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_3\">3<\/a>\u00a0Mais le projet ne se r\u00e9alisera pas avant le d\u00e9but du 20e si\u00e8cle.<\/p>\n<p>La fin de la d\u00e9cennie marque clairement le d\u00e9but d\u2019un boom immobilier dans le Mile End\u00a0: alors que le <i>Le Prix courant<\/i> y enregistre 3 ou 4 transactions par semaine au cours des deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes, le nombre des ventes explose litt\u00e9ralement en 1889-1890. La tr\u00e8s grande majorit\u00e9 d\u2019entre-elles sont effectu\u00e9es par Louis Beaubien\u00a0: les lots vendus par celui-ci occupent des pages enti\u00e8res de la chronique \u00abRevue immobili\u00e8re\u00bb du <i>Prix courant<\/i>, en 1890. Le journal en prend d\u2019ailleurs note, une premi\u00e8re fois au printemps\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>L\u2019activit\u00e9 n\u2019existe pas seulement sur les propri\u00e9t\u00e9s b\u00e2ties, mais il y a \u00e9galement de nombreuses ventes de lots \u00e0 b\u00e2tir, ce qui est d\u2019un bon augure pour la construction durant la prochaine saison.<\/p>\n<p>Les prix pay\u00e9s, compar\u00e9s avec ceux que les propri\u00e9t\u00e9s ont co\u00fbt\u00e9s aux vendeurs actuels repr\u00e9sentent dans presque tous les cas une hausse consid\u00e9rable. Il n\u2019y a cependant pas la moindre apparence de sp\u00e9culation, car les ventes sont fractionn\u00e9es, ce sont principalement de petits placements de capitaux qui se font et la valeur des propri\u00e9t\u00e9s augmente avec la valeur des capitaux (\u2026). Nous signalons de nombreuses ventes de lots \u00e0 b\u00e2tir \u00e0 St. Jean Baptiste, \u00e0 Mile End, au C\u00f4teau Saint-Louis et \u00e0 la C\u00f4te St. Antoine.<a name=\"foot_loc_3256_4\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"\u00abRevue immobili\u00e8re\u00bb, Le Prix courant, Vol. 6, no 2, 14 mars 1890, p.10.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_4\">4<\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 14px; line-height: 20px;\">\u00a0<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p>La tendance n\u2019a pas fl\u00e9chi l\u2019automne suivant, au contraire\u00a0:<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>A signaler : un grand nombre de lots \u00e0 b\u00e2tir vendus \u00e0 Mile-End, au quartier St. Jean Baptiste et au quartier St. Gabriel. A Mile-End, ce sont des lots de la ferme de M. Beaubien qui se vendent activement ; le mouvement qui se propage dans les deux villages de la C\u00f4te St Louis et de Mile-End pour l&#8217;annexion \u00e0 la ville donne de l&#8217;activit\u00e9 \u00e0 la sp\u00e9culation et, si l&#8217;annexion a lieu, l&#8217;exemple du quartier St Jean-Baptiste d\u00e9montre que la sp\u00e9culation sera bonne.<a name=\"foot_loc_3256_5\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"Idem, Vol 7, no 5, 3 octobre 1890, p. 13.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_5\">5<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Le journal ajoute que les ventes dans le Mile End ont atteint 16,275 $ la semaine pr\u00e9c\u00e9dente. Seuls les chics quartiers de l\u2019ouest de Montr\u00e9al \u2013 Saint-Antoine et Ouest \u2013 ont enregistr\u00e9 des ventes plus importantes. La fi\u00e8vre sp\u00e9culative \u00e9voqu\u00e9e par <i>Le Prix courant<\/i>, commence donc \u2013 c\u2019est in\u00e9vitable \u2013 \u00e0 attirer de gros joueurs\u00a0: on verra dans un prochain chapitre qu\u2019ils viendront m\u00eame de Toronto.<a name=\"foot_loc_3256_6\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"D\u2019autres acteurs importants sont d\u00e9j\u00e0 actifs dans le Mile End\u00a0: par exemple, la compagnie L. Villeneuve et Cie, des cousins Villeneuve, dont nous avons d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9, ach\u00e8te le 7 juin 1889 pour 12,000 $ de lots \u00e0 b\u00e2tir de Jos Comte. Et, \u00e0 partir du printemps, 1890, Hanibal D. Maguire, un fils que l\u2019\u00e9pouse de Louis Beaubien a eu lors de son premier mariage, commence \u00e0 mettre \u00e0 son tour en vente de nombreux lots h\u00e9rit\u00e9s de Pierre Beaubien.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_6\">6<\/a><\/p>\n<p><b style=\"color: #3c5610; font-size: 16.5px; font-style: italic;\"><i>Les Beaubien, \u00abparrains\u00bb du Mile End<\/i><\/b><\/p>\n<p>La famille Beaubien tisse un r\u00e9seau d&#8217;alliance avec les \u00e9lus locaux, plusieurs d&#8217;entre eux \u2013 comme les Villeneuve \u2013 \u00e9tant membres des m\u00eames associations conservatrices. De plus, le conseil municipal fait appel \u00e0 Louis Beaubien pour faire d\u00e9bloquer des dossiers \u00e0 l&#8217;Assembl\u00e9e l\u00e9gislative, ce qui en fait une sorte de \u00abparrain\u00bb politique du village. Par exemple, le conseil lui envoie une lettre le 7 mai 1895, demandant \u00ab\u00e0 l&#8217;Honorable Louis Beaubien\u00bb de faire pression sur le surintendant de l&#8217;instruction publique :<\/p>\n<blockquote class=\"citation\"><p>Les commissaires d&#8217;\u00e9cole de ce village ont envoy\u00e9 deux fois une d\u00e9l\u00e9gation \u00e0 Qu\u00e9bec pour faire approuver les plans de l&#8217;\u00e9cole par Mr. le surintendant et aussi pour obtenir la permission de contracter un emprunt de 40,000 $. [Nous attendons toujours une r\u00e9ponse.] (\u2026) Comme notre \u00e9cole n&#8217;est pas salubre et vu la grande augmentation de la population nous sommes forc\u00e9s de b\u00e2tir.<a name=\"foot_loc_3256_7\" class=\"annie_footnoteRef annie_custom\" title=\"ADM, AVSL, \u00abLettre du conseil \u00e0 Louis Beaubien\u00bb, Correspondance du maire, P28\/B1,1, 7 mai 1895.\" href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chapitre-6-3-louis-beaubien-et-lurbanisation-du-mile-end\/#foot_text_3256_7\">7<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>M\u00eame si les Beaubien n&#8217;exerceront jamais de fonction \u00e9lective au conseil municipal de Saint-Louis, ils n&#8217;h\u00e9sitent pas \u00e0 user de leur influence pour en orienter le d\u00e9veloppement. Louis Beaubien et ses fils interviennent dans les affaires municipales \u00e0 chaque fois que leurs int\u00e9r\u00eats sont en cause, par exemple pendant la guerre du tramway ou lors des d\u00e9bats sur l&#8217;annexion \u00e0 Montr\u00e9al. Les rapports entre la famille et les \u00e9lus locaux peuvent alors devenir \u00e9minemment conflictuels, comme nous le verrons plus loin.<\/p>\n<p>Louis Beaubien s\u2019active sur plusieurs fronts : il doit r\u00e9investir une bonne partie des profits alors r\u00e9alis\u00e9s pour subventionner sa grande passion, soit l\u2019\u00e9levage des chevaux. Car Beaubien fonde \u00e0 peu pr\u00e8s en m\u00eame temps \u00e0 Outremont le <i>Haras National<\/i>, une compagnie qui se sp\u00e9cialise dans l\u2019importation de chevaux de race fran\u00e7ais (figures 2 et 3). Il y engloutira des sommes importantes, mais malgr\u00e9 des subventions f\u00e9d\u00e9rale et provinciale, l\u2019affaire ferme ses portes apr\u00e8s 1893.<\/p>\n<div id=\"attachment_3267\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/L.-Beaubien-2.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3267\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3267\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/L.-Beaubien-2-600x247.jpg\" alt=\"Figure 2 - Le Prix Courant, 15 novembre 1889, p. 6.\" width=\"600\" height=\"247\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/L.-Beaubien-2-600x247.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/L.-Beaubien-2-1024x422.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/L.-Beaubien-2.jpg 1300w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3267\" class=\"wp-caption-text\">Figure 2 &#8211; Le Prix Courant, 15 novembre 1889, p. 6.<\/p><\/div>\n<p><div id=\"attachment_3268\" style=\"width: 395px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/74047000.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3268\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-3268\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/74047000.jpg\" alt=\"Figure 3- Le Haras National \u00e0 Outremont,, QC, vers 1890. Mus\u00e9e McCord,MP-0000.1750.14.4.\" width=\"385\" height=\"263\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3268\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3 &#8211; Le Haras National \u00e0 Outremont, QC, vers 1890. Mus\u00e9e McCord, MP-0000.1750.14.4.<\/p><\/div><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fi\u00e8vre immobili\u00e8re s&#8217;empare de Montr\u00e9al Mais, apr\u00e8s 1885, le pacage des vaches passe au second plan sur la ferme de l\u2019honorable Louis Beaubien. Celui-ci commence \u00e0 vendre de plus en plus fr\u00e9quemment des \u00ablots \u00e0 b\u00e2tir\u00bb sur sa propri\u00e9t\u00e9. 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