{"id":3752,"date":"2016-10-01T16:29:49","date_gmt":"2016-10-01T20:29:49","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=3752"},"modified":"2025-04-11T10:34:53","modified_gmt":"2025-04-11T14:34:53","slug":"eglise-saint-enfant-jesus","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/eglise-saint-enfant-jesus\/","title":{"rendered":"\u00c9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus"},"content":{"rendered":"<p><div id=\"attachment_3754\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3754\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3754\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/IMG_6164-600x456.jpg\" alt=\"Saint-Enfant-J\u00e9sus, juin 2015 [Justin Bur]\" width=\"600\" height=\"456\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/IMG_6164-600x456.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/IMG_6164-768x583.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/IMG_6164-1024x777.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/IMG_6164.jpg 1088w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-3754\" class=\"wp-caption-text\">Saint-Enfant-J\u00e9sus, juin 2015 [Justin Bur]<\/p><\/div><em>L\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile-End, construite en 1857\u20131858 et agrandie en 1898\u20131903, est exceptionnelle non seulement par son architecture unique au Qu\u00e9bec et les grands artistes qui en ont sign\u00e9 la d\u00e9coration, mais aussi en raison de sa qualit\u00e9 de t\u00e9moin de l\u2019urbanisation de la campagne au nord de Montr\u00e9al et de l\u2019emprise grandissante de l\u2019\u00c9glise catholique sur la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise sous l\u2019\u00e9piscopat (1840\u20131876) de monseigneur Bourget, dont le programme d\u2019encadrement social de la population par le clerg\u00e9 marquera profond\u00e9ment le Qu\u00e9bec jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution tranquille.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<p>Alors que l\u2019\u00e9glise de Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile-End se trouve aujourd\u2019hui \u00e0 l\u2019intersection de deux des plus importants boulevards de Montr\u00e9al, le boulevard Saint-Laurent et le boulevard Saint-Joseph, et que le parc Lahaie, nouvellement r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 (2014), bouillonne de vie, il est difficile d\u2019imaginer que la construction de l\u2019\u00e9glise se fit en plein champ, loin du centre d\u2019un village. La construction de l\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile End en 1857\u20131858 est au point de rencontre d\u2019une strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement foncier par une famille de grands propri\u00e9taires terriens, la famille Beaubien, et du programme de d\u00e9veloppement d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 catholique par l\u2019\u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al, monseigneur Bourget.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9glise sera \u00e9rig\u00e9e sur des terrains donn\u00e9s par la famille Beaubien qui poss\u00e8de de vastes propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 C\u00f4te-Sainte-Catherine (Outremont), C\u00f4te-Saint-Louis (Mile End) et C\u00f4te-des-Neiges. Elle d\u00e9tient, en particulier, une tr\u00e8s grande propri\u00e9t\u00e9 dans l\u2019est de l\u2019actuel Mile End, la \u00ab\u00a0terre des carri\u00e8res\u00a0\u00bb, dont les limites correspondent aujourd\u2019hui au sud, \u00e0 l\u2019avenue du Mont-Royal ; au nord, \u00e0 la rue de Castelnau; \u00e0 l\u2019ouest, au boulevard Saint-Laurent; et \u00e0 l\u2019est, \u00e0 la rue Coloniale. Peu propice \u00e0 l\u2019agriculture, ce territoire est cribl\u00e9 de mar\u00e9cages et de carri\u00e8res dont est extraite la pierre calcaire qui alimente la construction de Montr\u00e9al alors en pleine expansion. Pierre Beaubien (1796\u20131881), m\u00e9decin de profession (il est un des fondateurs de l\u2019\u00e9cole de m\u00e9decine francophone de Montr\u00e9al), est anim\u00e9 d\u2019une vision \u00e0 long terme pour le d\u00e9veloppement du patrimoine familial. Il comprend que la ville va cro\u00eetre en direction du nord, le long de ce qui est alors le chemin Saint-Laurent, un axe de communication nord-sud d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s important, et il y d\u00e9tecte une occasion de valoriser ses terres. Mais, alors que la concr\u00e9tisation de cette vision semble improbable \u00e0 court terme \u2013 l\u2019urbanisation s\u2019est arr\u00eat\u00e9e \u00e0 la c\u00f4te \u00e0 Baron, actuelle rue Sherbrooke \u2013 il va falloir au docteur un peu forcer le destin, et en cela, il va trouver un pr\u00e9cieux alli\u00e9 en la personne de l\u2019\u00e9v\u00eaque.<\/p>\n<p>Monseigneur Ignace Bourget (1799\u20131885), \u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al (1840\u20131876) est une figure charismatique, voire autoritaire, dont l\u2019\u00e9piscopat va profond\u00e9ment changer la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise. Ces changements la marqueront jusqu\u2019\u00e0 la R\u00e9volution tranquille. Bourget s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e de son pr\u00e9d\u00e9cesseur dont il a \u00e9t\u00e9 le secr\u00e9taire, monseigneur Lartigue, qui fut le premier \u00e9v\u00eaque de Montr\u00e9al (1836\u20131840). Bourget, comme Lartigue, est ultramontain\u00a0: il soutient la primaut\u00e9 absolue de l\u2019autorit\u00e9 du Pape, tant spirituelle que temporelle, sur le pouvoir civil et la priorit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 religieuse sur la soci\u00e9t\u00e9 civile. Cette conception implique un fort encadrement de la population par l\u2019\u00c9glise. Ce contr\u00f4le social est effectu\u00e9 \u00e0 la fois \u00e0 travers les services offerts par les paroisses, multipli\u00e9es par Bourget, et les institutions d\u2019\u00e9ducation contr\u00f4l\u00e9es par le clerg\u00e9, que l\u2019\u00e9v\u00eaque n\u2019aura de cesse de d\u00e9velopper.<\/p>\n<p>Bourget s\u2019inqui\u00e8te, en particulier, du sort des milliers de paysans qui viennent s\u2019\u00e9tablir en ville et dans les villages et hameaux p\u00e9riph\u00e9riques. Il voit dans la paroisse\u00a0et dans les services sociaux qu\u2019elle peut offrir les moyens de faciliter leur int\u00e9gration et de leur donner les balises dont ils ont besoin dans un environnement urbain potentiellement corrupteur selon lui. Or la paroisse Notre-Dame-de Montr\u00e9al, qui s\u2019\u00e9tend alors jusqu\u2019\u00e0 l\u2019actuelle rue Jean-Talon, couvre un bien trop large territoire pour pouvoir remplir ce r\u00f4le. De plus petites paroisses, des pr\u00eatres plus proches de leurs ouailles, permettraient un meilleur contr\u00f4le social de la population et une meilleure assisse de l\u2019autorit\u00e9 du clerg\u00e9. Il serait donc n\u00e9cessaire de d\u00e9membrer la paroisse Notre-Dame-de Montr\u00e9al en plusieurs paroisses afin de pallier cette difficult\u00e9. Mais monseigneur Bourget se heurte \u00e0 un obstacle de taille\u00a0: les Sulpiciens, seigneurs de Montr\u00e9al et administrateurs de la paroisse Notre-Dame, s\u2019opposent fermement \u00e0 ce d\u00e9membrement qui signifierait une dilution de leur pouvoir.<\/p>\n<p>En premier lieu, monseigneur Bourget cr\u00e9e des dessertes d\u00e9pendant de la paroisse Notre-Dame pour servir les populations install\u00e9es dans les villages autour de Montr\u00e9al. En avril 1848, Pierre Beaubien annonce qu&#8217;il va faire don au dioc\u00e8se de terrains o\u00f9 l\u2019on pr\u00e9voit d\u2019\u00e9riger une nouvelle \u00e9glise. \u00c0 l\u2019automne 1849, sur ces terrains, \u00e0 l\u2019actuel coin sud-est des rues Laurier et Saint-Dominique, monseigneur Bourget fait d&#8217;abord construire un \u00e9difice en pierre grise pour accueillir l\u2019Institution des sourds-muets. La b\u00e2tisse h\u00e9berge aussi l\u2019\u00e9cole du village de C\u00f4te-Saint-Louis et une chapelle pour les offices religieux en attendant la construction d\u2019une \u00e9glise digne de ce nom.<\/p>\n<p>Le nouvel \u00e9difice se trouve au milieu de nulle part, battu par les vents, entour\u00e9 de carri\u00e8res. Certes, le cur\u00e9 s\u2019est rapproch\u00e9 de ses ouailles, mais la chapelle et l\u2019\u00e9cole se trouvent encore loin des villageois qu\u2019elles servent. Car le gros du village de la C\u00f4te Saint-Louis (incorpor\u00e9 en 1846) est alors situ\u00e9 plus \u00e0 l\u2019est, pr\u00e8s de l\u2019intersection des actuelles rues Laurier et Berri. Mais en installant ces institutions sur les terres des Beaubien, monseigneur Bourget s\u2019est assur\u00e9 le soutien d\u2019une famille influente pour mener \u00e0 bien son projet d\u2019\u00e9rection d\u2019une nouvelle paroisse dans un bras de fer avec les Sulpiciens.<\/p>\n<p>Monseigneur Bourget confie l\u2019administration de l\u2019Institution des sourds-muets \u00e0 une congr\u00e9gation religieuse qu\u2019il a fait venir de France, les Clercs de Saint-Viateur. Il lui donne \u00e9galement le mandat d\u2019\u00e9difier une nouvelle \u00e9glise pour servir la future paroisse. Sa conception est confi\u00e9e \u00e0 l\u2019architecte Victor Bourgeau (1809\u20131888), architecte de monseigneur Bourget. Le pr\u00eatre desservant, le p\u00e8re Fran\u00e7ois-Th\u00e9r\u00e8se Lahaye, m\u00e8ne \u00e0 bien ce projet. Une lev\u00e9e de fonds est organis\u00e9e en 1857. La pierre angulaire de la future \u00e9glise est b\u00e9nie le dimanche 15 juin 1857 et la premi\u00e8re messe est donn\u00e9e le jour de No\u00ebl 1858 dans une \u00e9glise \u00e0 l\u2019architecture romane, sobre. L\u2019\u00e9rection canonique de la paroisse, c\u2019est-\u00e0-dire sa reconnaissance officielle par le dioc\u00e8se, a lieu en 1867, apr\u00e8s que l&#8217;\u00e9v\u00eaque aura enfin obtenu l&#8217;autorisation de Rome de proc\u00e9der. Sa reconnaissance civile en 1875 lui donne une existence l\u00e9gale et son autonomie par rapport \u00e0 la paroisse Notre-Dame.<\/p>\n<div id=\"attachment_3867\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-3867\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-3867\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/45-600x460.jpg\" alt=\"\u00ab\u00a0\u00c9glise, Presbyt\u00e8re et Couvent de la Paroisse du St-Enfant J\u00e9sus du Coteau Saint-Louis\u00a0\u00bb. La fa\u00e7ade de la premi\u00e8re \u00e9glise, due \u00e0 Victor Bourgeau, avant les transformations de 1903. La Presse, 25 novembre 1893, p. 1. \" width=\"600\" height=\"460\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/45-600x460.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/45-768x589.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/45-1024x785.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/45.jpg 1281w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-3867\" class=\"wp-caption-text\">La fa\u00e7ade de la premi\u00e8re \u00e9glise, due \u00e0 Victor Bourgeau, avant les transformations de 1903. La Presse, 25 novembre 1893, p. 1.<\/p><\/div>\n<p>La paroisse Saint-Enfant-J\u00e9sus couvrait alors un immense territoire\u00a0: elle s\u2019\u00e9tendait depuis la limite entre les terres de la\u00a0c\u00f4te des Neiges et celles de la c\u00f4te Sainte-Catherine (pr\u00e8s de l&#8217;avenue Stirling) \u00e0 l\u2019ouest, jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re des terres de la c\u00f4te de la Visitation (43e avenue, Rosemont)\u00a0\u00e0 l\u2019est; et des limites de la ville de Montr\u00e9al (pr\u00e8s de l&#8217;avenue Duluth) au sud jusqu\u2019aux paroisses de Saint-Laurent et du Sault-au-R\u00e9collet (dans les axes des rues De Castelnau et B\u00e9langer) au nord. Les limites de la paroisse seront red\u00e9finies plusieurs fois au gr\u00e9 de son morcellement pour l\u2019\u00e9rection de nouvelles paroisses alors que les villages avoisinant Montr\u00e9al s\u2019urbanisent et connaissent une v\u00e9ritable explosion d\u00e9mographique \u2013 puis de la suppression de paroisses suite \u00e0 la d\u00e9saffection des \u00e9glises \u00e0 partir de la R\u00e9volution tranquille. On peut dire que la paroisse Saint-Enfant-J\u00e9sus est la paroisse m\u00e8re de presque toutes les paroisses du Plateau Mont-Royal, d&#8217;Outremont et de Rosemont, et elle existe toujours\u00a0aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>Sur le plan immobilier, Pierre Beaubien finit par gagner son pari. Ce qui n\u2019\u00e9tait qu\u2019un noyau paroissial excentr\u00e9 du c\u0153ur du village de C\u00f4te-Saint-Louis \u2013 les villageois se rendaient \u00e0 l\u2019\u00e9glise en empruntant un chemin de terre, le chemin Saint-Louis, devenu avenue Laurier \u2013 s\u2019est transform\u00e9 au fil des ann\u00e9es en un v\u00e9ritable village revendiquant sa propre identit\u00e9 et son autonomie. En 1878, l\u2019ouest de C\u00f4te-Saint-Louis fait s\u00e9cession et un nouveau village est cr\u00e9\u00e9, Saint-Louis du Mile End. Le village prosp\u00e8re et, en 1895, il s\u2019incorpore en ville et devient Ville Saint-Louis (annex\u00e9e en 1910 par Montr\u00e9al). Cette ville nourrit de grandes ambitions et souhaite se doter d\u2019une \u00e9glise digne du statut de banlieue bourgeoise et moderne auquel elle aspire. On d\u00e9cide d\u2019agrandir l\u2019\u00e9glise (son volume est multipli\u00e9 par deux) et de la doter d\u2019une nouvelle fa\u00e7ade.<\/p>\n<p>Les travaux, qui ont lieu entre 1898 et 1903, sont confi\u00e9s \u00e0 l\u2019architecte Joseph Venne, auquel on doit \u00e9galement l\u2019\u00e9glise Saint-Denis, avenue Laurier (1911). La nouvelle fa\u00e7ade de Saint-Enfant-J\u00e9sus est de style n\u00e9o-baroque. \u00c0 cette ornementation exub\u00e9rante, qui en fait la fa\u00e7ade la plus richement orn\u00e9e des fa\u00e7ades d\u2019\u00e9glise du Qu\u00e9bec, on ajoute, en 1909, trois statues du sculpteur Olindo Gratton, c\u00e9l\u00e8bre pour les statues surplombant la fa\u00e7ade de la cath\u00e9drale Marie-Reine-du-Monde\u00a0: l\u2019Enfant-J\u00e9sus au centre et des sc\u00e8nes avec des anges sur les c\u00f4t\u00e9s\u00a0: L\u2019\u00c9toile de Bethl\u00e9em et Le jugement dernier. En 1978, les anges seront retir\u00e9s en raison de d\u00e9gradations. Gr\u00e2ce \u00e0 un projet de restauration port\u00e9 par la paroisse Saint-Enfant-J\u00e9sus et la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire du Plateau-Mont-Royal, ils retrouvent leur place en juin 2015.<\/p>\n<p>La d\u00e9coration int\u00e9rieure de l\u2019\u00e9glise est, elle aussi, exceptionnelle. Les toiles du ch\u0153ur, de la vo\u00fbte et du transept sont de la main du peintre Louis Saint-Hilaire. Les vitraux sont sign\u00e9s Delphis-Adolphe Beaulieu (1916) et une partie de la d\u00e9coration int\u00e9rieure a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 un des plus c\u00e9l\u00e8bres peintres qu\u00e9b\u00e9cois, Ozias Leduc. On lui doit les quatre toiles entourant la coupole : L\u2019Annonciation, La Nativit\u00e9, J\u00e9sus parmi les docteurs et La Sainte Famille ainsi que la d\u00e9coration de la chapelle du Sacr\u00e9-C\u0153ur (1917\u20131919). Les peintures murales de cette chapelle rendent hommage aux travailleurs des carri\u00e8res et cultivateurs \u00e0 l\u2019origine du village de C\u00f4te-Saint-Louis. Endommag\u00e9es par des retouches maladroites au milieu du vingti\u00e8me si\u00e8cle, ces \u0153uvres sont enfin restaur\u00e9es en 2011.<\/p>\n<p>Bien que l\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile End soit un t\u00e9moin remarquable du d\u00e9veloppement des paroisses du Plateau Mont-Royal et que de grands artistes qu\u00e9b\u00e9cois aient contribu\u00e9 \u00e0 en faire une \u00e9glise unique dans le paysage architectural qu\u00e9b\u00e9cois, le Conseil du patrimoine religieux du Qu\u00e9bec ne lui a reconnu que la cote C pour sa valeur patrimoniale sur une \u00e9chelle de A \u00e0 F (A pour incontournable et F pour faible). Ceci s\u2019explique par des travaux de r\u00e9novation qui ont alt\u00e9r\u00e9 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de l\u2019\u00e9glise : apr\u00e8s l\u2019affaissement du plancher en 1963 lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie de confirmation, l\u2019\u00e9glise a \u00e9t\u00e9 modernis\u00e9e et d\u00e9pouill\u00e9e d\u2019une grande partie de sa d\u00e9coration int\u00e9rieure.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Indications bibliographiques<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Jacques Bernier, \u00ab\u00a0BEAUBIEN, PIERRE\u00a0\u00bb, dans\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Dictionnaire biographique du Canada<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, vol. 11, Universit\u00e9 Laval\/University of Toronto, 2003\u2013\u00a0, consult\u00e9 le 17 ao\u00fbt 2016<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">,\u00a0<\/span><a href=\"http:\/\/www.biographi.ca\/fr\/bio\/beaubien_pierre_11F.html\"><span style=\"font-weight: 400;\">http:\/\/www.biographi.ca\/fr\/bio\/beaubien_pierre_11F.html<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Paroisse Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile-End et Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019histoire du plateau Mont-Royal, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile-End\u00a0: \u00e9glise m\u00e8re du Plateau mont-Royal<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, juin 2015<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Jean-Claude Robert, \u00ab\u00a0Catholicisme et urbanisation au Canada fran\u00e7ais, 19e et 20e si\u00e8cle\u00a0\u00bb, dans\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Pour une histoire sociale des villes<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, Philippe Audr\u00e8re, dir. Presses Universitaires de Rennes, 2006<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Philippe Sylvain, \u00ab\u00a0BOURGET, IGNACE\u00a0\u00bb, dans\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Dictionnaire biographique du Canada<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, vol. 11, Universit\u00e9 Laval\/University of Toronto, 2003, consult\u00e9 le 17 ao\u00fbt 2016,<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0<\/span><a href=\"http:\/\/www.biographi.ca\/fr\/bio\/bourget_ignace_11F.html\"><span style=\"font-weight: 400;\">http:\/\/www.biographi.ca\/fr\/bio\/bourget_ignace_11F.html<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Voir\u00a0aussi<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/institution-des-sourds-muets\/\">Institution des sourds-muets<\/a><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/gare-du-mile-end\/\">Gare du Mile End<\/a><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/eglise-saint-georges\/\">\u00c9glise Saint-Georges<\/a><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/eglise-de-lascension\/\">\u00c9glise de l\u2019Ascension<\/a><br \/>\n<\/span><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/eglise-st-michaels-and-st-anthonys\/\"><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c9glise St. Michael&#8217;s and St. Anthony&#8217;s<\/span><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[R\u00e9daction : Christine Richard, 2016. R\u00e9visions mineures 2025]<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus du Mile-End, construite en 1857\u20131858 et agrandie en 1898\u20131903, est exceptionnelle non seulement par son architecture unique au Qu\u00e9bec et les grands artistes qui en ont sign\u00e9 la d\u00e9coration, mais aussi en raison de sa qualit\u00e9 de t\u00e9moin de l\u2019urbanisation de la campagne au nord de Montr\u00e9al et de l\u2019emprise grandissante de l\u2019\u00c9glise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[41],"tags":[30,31,32,20,33,34],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3752"}],"collection":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3752"}],"version-history":[{"count":12,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3752\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6676,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3752\/revisions\/6676"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3752"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}