{"id":5088,"date":"2019-09-26T23:02:56","date_gmt":"2019-09-27T03:02:56","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=5088"},"modified":"2025-04-09T18:14:09","modified_gmt":"2025-04-09T22:14:09","slug":"couvent-de-la-providence","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/couvent-de-la-providence\/","title":{"rendered":"Couvent de la Providence du Mile End"},"content":{"rendered":"<p><em>L\u2019\u00e9difice adjacent \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus, situ\u00e9 au coin nord-est du boulevard Saint-Joseph et de la rue Saint-Dominique, abrite aujourd\u2019hui une r\u00e9sidence pour personnes \u00e2g\u00e9es. Sa longue histoire est intimement reli\u00e9e \u00e0 celle des S\u0153urs de la Providence, un ordre religieux qui s\u2019occupe des personnes \u00e2g\u00e9es, d\u00e9munies et malades. Et si l\u2019\u00e9difice se trouve \u00e0 cet endroit, c\u2019est largement \u00e0 cause d\u2019Agathe Perrault-Nowlan (1787-1871), amie intime et cousine de la fondatrice de l\u2019ordre, \u00c9milie Tavernier-Gamelin (1800-1851).<\/em><\/p>\n<p>Le 27 ao\u00fbt 1868, Agathe Perrault fait un don de 400 \u00a3 (1600 $) aux S\u0153urs de la Providence \u00ab pour aider \u00e0 l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une mission au Coteau Saint-Louis <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>\u00bb. Elle aura pour t\u00e2che de \u00ab faire la visite des malades et des pauvres et y faire la classe fran\u00e7aise et anglaise<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> \u00bb. La chronique de l\u2019ordre religieux pr\u00e9cise que leur bienfaitrice \u00ab voulait depuis longtemps avoir des S\u0153urs au Coteau Saint-Louis \u00bb. Si Agathe Perrault tient \u00e0 voir les S\u0153urs de la Providence s\u2019\u00e9tablir \u00e0 cet endroit, c\u2019est pour une double raison\u00a0: elle soutient l\u2019\u0153uvre de sa cousine \u00c9milie depuis les d\u00e9buts, et elle est l\u2019h\u00e9riti\u00e8re d\u2019une famille qui a de profondes racines dans le secteur. Le p\u00e8re d\u2019Agathe, Joseph Perrault, un agriculteur et marchand de bois, et son fr\u00e8re, \u00e9galement nomm\u00e9 Joseph, y ont d\u00e9velopp\u00e9 un prosp\u00e8re domaine qui a assur\u00e9 la fortune familiale<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. De plus, la population du Mile End est alors en pleine croissance : non seulement des cultivateurs, mais aussi des artisans, nombreux \u00e0 s\u2019\u00e9tablir le long du chemin Saint-Laurent, et, surtout, les carriers et les journaliers employ\u00e9s dans les carri\u00e8res de pierre des environs.<\/p>\n<div id=\"attachment_5094\" style=\"width: 390px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5094\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-5094\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Emilie-Gamelin-454x600.jpg\" alt=\"\" width=\"380\" height=\"502\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Emilie-Gamelin-454x600.jpg 454w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Emilie-Gamelin.jpg 484w\" sizes=\"(max-width: 380px) 100vw, 380px\" \/><p id=\"caption-attachment-5094\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9milie Tavernier-Gamelin en 1843.<br \/>Ce tableau est consid\u00e9r\u00e9 comme le seul portrait authentique de la fondatrice des Soeurs de la Providence. Tir\u00e9 de : <em>L&#8217;Institut de la Providence : histoire des filles de la charit\u00e9 servantes des pauvres dites s\u0153urs de la Providence<\/em>.<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_5095\" style=\"width: 330px\" class=\"wp-caption alignright\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5095\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-5095\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Agathe-Perrault.jpg\" alt=\"\" width=\"320\" height=\"400\" \/><p id=\"caption-attachment-5095\" class=\"wp-caption-text\">Agathe Perrault-Nowlan, sans date. Photo provenant de : <em>L&#8217;Institut de la Providence : histoire des filles de la charit\u00e9 servantes des pauvres dites s\u0153urs de la Providence.<\/em><\/p><\/div>\n<div style=\"clear: both;\"><\/div>\n<p>Joseph Perrault p\u00e8re et son \u00e9pouse, Marie-Anne Tavernier, ont adopt\u00e9 leur ni\u00e8ce, \u00c9milie, devenue orpheline enfant. Agathe, qui a 13 ans de plus, deviendra sa confidente et presque sa troisi\u00e8me m\u00e8re. Toutes deux deviendront veuves jeunes (Agathe \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 25 ans et \u00c9milie \u00e0 27) et ne se remarieront jamais. \u00c9galement riches h\u00e9riti\u00e8res, elles consacreront le reste de leur vie \u00e0 des \u0153uvres de bienfaisance<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Faisant preuve d\u2019une \u00e9nergie peu commune, et \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les services sociaux d\u00e9pendent enti\u00e8rement des initiatives priv\u00e9es et des communaut\u00e9s religieuses, \u00c9milie Tavernier fondera plusieurs refuges pour les femmes \u00e2g\u00e9es, infirmes et malades. Elle s\u2019occupera \u00e9galement des victimes des nombreuses \u00e9pid\u00e9mies qui frappent Montr\u00e9al \u00e0 cette \u00e9poque. Sa cousine Agathe l\u2019\u00e9paule sans cesse\u00a0: elle organise des bazars dans sa r\u00e9sidence montr\u00e9alaise (situ\u00e9e \u00e0 l\u2019intersection des actuelles rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain), y h\u00e9berge les malades lors des \u00e9pid\u00e9mies, et est la tr\u00e9sori\u00e8re de l\u2019association la\u00efque qui g\u00e8re les refuges. Lorsqu\u2019en 1844, \u00e0 l\u2019instigation de l\u2019\u00e9v\u00eaque Ignace Bourget, l\u2019association se transforme en ordre religieux, et que sa cousine \u00c9milie en devient la m\u00e8re sup\u00e9rieure, Agathe Perrault sera l\u2019une des pr\u00e9sidentes de l\u2019association de l\u2019Asile de la Providence, un regroupement de femmes la\u00efques qui soutiennent les \u0153uvres des S\u0153urs de la Providence.<\/p>\n<p>Lorsque les religieuses s\u2019installent au Mile End, elles occupent d\u2019abord une ancienne r\u00e9sidence priv\u00e9e, aujourd\u2019hui disparue, situ\u00e9e rue Saint-Laurent en face de l\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus. Leur \u00e9tablissement ouvre ses portes le 29 septembre 1868 et accueille 70 enfants. La croissance est rapide\u00a0: d\u00e8s 1872, les S\u0153urs de la Providence planifient de construire un nouvel \u00e9difice<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, rue Saint-Dominique, adjacent \u00e0 l\u2019\u00e9glise du c\u00f4t\u00e9 sud. En mars 1873, Ignace Bourget demande \u00e0 <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/la-famille-beaubien\/\">Pierre Beaubien<\/a>, le grand propri\u00e9taire terrien du secteur, de faire don du terrain. Mais, parce que celui-ci \u00ab pr\u00e9sentait quelques difficult\u00e9s \u00bb, l\u2019acte de donation ne fut pass\u00e9 qu\u2019en mai 1874. La chronique de l\u2019ordre ne pr\u00e9cise pas la nature des difficult\u00e9s<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, mais on peut supposer que les discussions avec le village de C\u00f4te-Saint-Louis concernant l&#8217;emprise du futur boulevard Saint-Joseph y \u00e9taient pour quelque chose. Les travaux se terminent en ao\u00fbt 1876, \u00e0 temps pour la rentr\u00e9e scolaire. Les religieuses prennent alors possession d\u2019un b\u00e2timent de pierre de trois \u00e9tages, sans compter les combles, recouverts d\u2019une mansarde. Il abrite un hospice pour femmes \u00e2g\u00e9es et une \u00e9cole destin\u00e9e aux enfants des environs. L\u2019\u00e9tablissement accueille aussi un pensionnat pour jeunes filles. En 1888, l\u2019\u00e9cole accueille 100 \u00e9l\u00e8ves de jour et 50 pensionnaires. Ce nombre atteint 900 en 1908<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. \u00c0 cause de cette forte augmentation, la commission scolaire confie l\u2019enseignement des jeunes filles aux S\u0153urs de Sainte-Anne qui viennent d\u2019ouvrir l\u2019Acad\u00e9mie du Boulevard, situ\u00e9e un peu plus \u00e0 l\u2019est sur le boulevard Saint-Joseph, au coin de la rue de Bullion<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<div id=\"attachment_5092\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5092\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5092\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Couvent-soeurs-de-la-providence_M_Bureau-600x386.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"386\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Couvent-soeurs-de-la-providence_M_Bureau-600x386.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Couvent-soeurs-de-la-providence_M_Bureau-768x493.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Couvent-soeurs-de-la-providence_M_Bureau.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-5092\" class=\"wp-caption-text\">Le couvent des Soeurs de la Providence, avant son rehaussement. BAnQ, collection Magella Bureau, avant 1913. P547,S1,SS1,SSS1,D2-21.<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_5093\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5093\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5093\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence_Saint-Enfant-Jesus-1920-600x385.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"385\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence_Saint-Enfant-Jesus-1920-600x385.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence_Saint-Enfant-Jesus-1920-768x493.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence_Saint-Enfant-Jesus-1920-1024x657.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Providence_Saint-Enfant-Jesus-1920.jpg 1500w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-5093\" class=\"wp-caption-text\">L&#8217;\u00e9difice vers 1920, apr\u00e8s l&#8217;agrandissement du c\u00f4t\u00e9 du boulevard Saint-Joseph et le rehaussement. BAnQ, collection F\u00e9lix Barri\u00e8re, P748,S1,P2519.<\/p><\/div>\n<p>La Providence devient alors une \u00e9cole primaire priv\u00e9e destin\u00e9e aux gar\u00e7ons, qui re\u00e7oit autant des \u00e9l\u00e8ves de jour que des pensionnaires. En 1913, l\u2019\u00e9difice est exhauss\u00e9 avec l\u2019ajout d\u2019un \u00e9tage qui remplace les combles. Entre 1917 et 1921, le futur premier ministre du Qu\u00e9bec, Jean Lesage, sera l\u2019un des \u00e9l\u00e8ves. Avec le temps, en raison d\u2019un d\u00e9ficit croissant, l\u2019\u00e9cole primaire et le pensionnat pour gar\u00e7ons ferment leurs portes le 20 juin 1974. \u00c0 ce moment-l\u00e0, il accueillait 131 \u00e9l\u00e8ves de jour et 110 pensionnaires<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9difice abrite ensuite une r\u00e9sidence pour les religieuses, des bureaux du CLSC Saint-Louis-du-Parc et la troupe de danse Les Sortil\u00e8ges. En 1977, il est compl\u00e8tement r\u00e9nov\u00e9 et agrandi du c\u00f4t\u00e9 du boulevard Saint-Joseph afin d\u2019accueillir une r\u00e9sidence pour personnes \u00e2g\u00e9es. Celle-ci, maintenant connue sous le nom de Providence Saint-Dominique, ouvre ses portes en 1980. Elle fait maintenant partie du r\u00e9seau des <em>R\u00e9sidences de la Providence<\/em>, des maisons de retraite priv\u00e9es appartenant aux S\u0153urs de la Providence.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Recherche et r\u00e9daction\u00a0: Yves Desjardins, 2019.<br \/>\nR\u00e9vision mineure 2025<\/p>\n<p><em>M\u00e9moire du Mile End tient \u00e0 remercier Marie-Claude B\u00e9land, archiviste des S\u0153urs de la Providence. Son aide pr\u00e9cieuse s\u2019est av\u00e9r\u00e9e indispensable lors des recherches qui ont conduit \u00e0 la r\u00e9daction de cet article.<\/em><\/p>\n<hr \/>\n<h3>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h3>\n<ul>\n<li>\u00ab Jardin de l\u2019enfance qui change de vocation \u00bb, <em>Guide Mont-Royal<\/em>, 22 octobre 1980.<\/li>\n<li>____ . <em>Notes historiques g\u00e9n\u00e9rales, Providence Saint-Enfant-J\u00e9sus<\/em>. Archives des S\u0153urs de la Providence, M-37.<\/li>\n<li>Bourassa, Gustave (abb\u00e9). <em>Madame Gamelin et les origines de la Providence. <\/em>Montr\u00e9al, s.\u00e9., 1892.<\/li>\n<li>Marie-Antoinette (m\u00e8re). <em>L&#8217;Institut de la Providence : histoire des filles de la charit\u00e9 servantes des pauvres dites s\u0153urs de la Providence<\/em>. Montr\u00e9al, Providence, 1925.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Notes<\/h3>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> \u00ab Donation par madame A. Perrault\u2026 \u00bb, Actes du notaire Bourbonni\u00e8re, 27 ao\u00fbt 1868. Archives des S\u0153urs de la Providence, M37.29 (05).\u00a0Au XIXe si\u00e8cle, on d\u00e9signait sous le nom de Coteau Saint-Louis, ou encore Mile End, le vaste territoire rural situ\u00e9 au-del\u00e0 de l&#8217;actuelle avenue du Mont-Royal.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0 <em>Chroniques de la Providence Saint-Enfant-J\u00e9sus<\/em>, septembre 1868. M37. Archives des S\u0153urs de la Providence. \u00c0 l\u2019avenir <em>Chroniques.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Ces terres, connues \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle sous le nom de \u00ab succession Nowlan \u00bb, correspondaient \u00e0 une longue bande \u00e9troite qui allait, grosso modo, de la rue Durocher du c\u00f4t\u00e9 ouest, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019avenue Esplanade du c\u00f4t\u00e9 est, et de l\u2019avenue du Mont-Royal, au sud, jusqu\u2019\u00e0 l&#8217;avenue Beaumont, au nord.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Agathe a \u00e9pous\u00e9 le lieutenant Maurice Nowlan, d\u2019origine irlandaise, qui fut tu\u00e9 lors de la guerre de 1812. En plus d\u2019avoir h\u00e9rit\u00e9 de la part de ses parents, Agathe a probablement h\u00e9rit\u00e9 de son fr\u00e8re Joseph, qui est mort sans enfant. \u00c9milie a \u00e9pous\u00e9 Jean-Baptiste Gamelin, un prosp\u00e8re marchand de 27 ans son a\u00een\u00e9. Tous leurs enfants sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s en bas \u00e2ge.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Lors de sa cr\u00e9ation, l\u2019\u00e9difice \u00e9tait aussi connu sous le nom de Providence Saint-Joseph du Coteau Saint-Louis.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> <em>Chroniques<\/em>, mars 1873-septembre 1876, M-37.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Jeanne d\u2019Arc Allard, <em>Les S\u0153urs de la Providence et l\u2019\u00e9ducation dans l\u2019est du Canada et des \u00c9tats-Unis<\/em>, s.d., s.l., s.\u00e9. Archives des S\u0153urs de la Providence.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> L\u2019\u00e9difice abrite aujourd\u2019hui des bureaux administratifs du r\u00e9seau de la sant\u00e9 qu\u00e9b\u00e9cois.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Jeanne d\u2019Arc Allard, ouvrage cit\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9difice adjacent \u00e0 l\u2019\u00e9glise Saint-Enfant-J\u00e9sus, situ\u00e9 au coin nord-est du boulevard Saint-Joseph et de la rue Saint-Dominique, abrite aujourd\u2019hui une r\u00e9sidence pour personnes \u00e2g\u00e9es. Sa longue histoire est intimement reli\u00e9e \u00e0 celle des S\u0153urs de la Providence, un ordre religieux qui s\u2019occupe des personnes \u00e2g\u00e9es, d\u00e9munies et malades. 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