{"id":5292,"date":"2020-12-19T19:29:10","date_gmt":"2020-12-20T00:29:10","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=5292"},"modified":"2020-12-21T22:11:37","modified_gmt":"2020-12-22T03:11:37","slug":"chocolats-andree","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/chocolats-andree\/","title":{"rendered":"Chocolats Andr\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0\u2026absolument tout est fait \u00e0 la main, avec du vrai beurre, de la vraie cr\u00e8me, des vrais \u0153ufs\u00a0\u00bb<br \/>\n\u2014 <em>La Presse<\/em>, 1980<\/p>\n<p><div id=\"attachment_5299\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/chocolats-andree-2019.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5299\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5299\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/chocolats-andree-2019-450x600.jpg\" alt=\"Chocolats Andr\u00e9e, 5328 avenue du Parc, en mai 2019\" width=\"450\" height=\"600\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/chocolats-andree-2019-450x600.jpg 450w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/chocolats-andree-2019-768x1024.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/chocolats-andree-2019.jpg 1224w\" sizes=\"(max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-5299\" class=\"wp-caption-text\">Chocolats Andr\u00e9e, 5328 avenue du Parc, en mai 2019 [photo Rachel Boisclair]<\/p><\/div>\u00c0 quelques pas de la <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fairmount-court-appartements\/\">Coop\u00e9rative d\u2019habitations Le Ch\u00e2telet<\/a>, le 5328 avenue du Parc abritait jusqu\u2019en d\u00e9cembre 2018 l\u2019entreprise Chocolats Andr\u00e9e. Cette chocolaterie a suscit\u00e9 au fil de ses 78 ann\u00e9es d\u2019existence un engouement et un attachement aupr\u00e8s des gens du quartier et m\u00eame au-del\u00e0, jusqu\u2019\u00e0 Toronto et Vancouver.<\/p>\n<p>En 1940, deux s\u0153urs, Madeleine (1915-2013) et Juliette Farand (1909-2002), y ouvrent un magasin de confiseries sous le nom de \u00ab Andr\u00e9e Chocolats &amp; bonbons \u00bb. Il semble que le nom \u00ab\u00a0Andr\u00e9e\u00a0\u00bb ait \u00e9t\u00e9 choisi en raison de sa facilit\u00e9 \u00e0 \u00eatre prononc\u00e9 en fran\u00e7ais et en anglais, les deux chocolati\u00e8res visant la client\u00e8le multilingue du Mile End (alors le centre de la communaut\u00e9 juive de Montr\u00e9al) et d\u2019Outremont (quartier plus riche dont les r\u00e9sidents pouvaient s\u2019offrir des produits de luxe). En choisissant cet emplacement, celles-ci vont pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier non seulement d\u2019une bonne client\u00e8le locale mais aussi de la proximit\u00e9 d\u2019un secteur industriel susceptible de leur procurer le sucre dont elles auront besoin.<\/p>\n<p>N\u00e9es \u00e0 Richelieu, elles travaillent pendant un certain temps \u00e0 la Chocolaterie L\u00e9onie au centre-ville de Montr\u00e9al. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019elles apprennent tout sur la confection du chocolat. En 1940, elles d\u00e9cident de fonder leur propre entreprise. D\u00e9fi audacieux pour elles, car les femmes ne forment \u00e0 cette \u00e9poque que 8\u00a0% de l\u2019ensemble des personnes \u00e0 la direction d\u2019entreprises montr\u00e9alaises<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[1]<\/a>. Par ailleurs elles s\u2019inscrivent dans une tendance plus g\u00e9n\u00e9rale qui veut que les femmes entrepreneures se retrouvent surtout dans le commerce de d\u00e9tail et les services, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans le secteur de l\u2019alimentation. Leur d\u00e9fi est double et d\u2019autant plus remarquable qu\u2019elles sont parmi les premi\u00e8res \u00e0 offrir des chocolats \u00e0 haute teneur en cacao tremp\u00e9s \u00e0 la main selon la m\u00e9thode artisanale europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Depuis ses origines en Am\u00e9rique centrale jusqu\u2019\u00e0 la r\u00e9volution industrielle, le chocolat n\u2019existait que sous forme de breuvage et il s\u2019agissait d\u2019un produit de luxe. Dans les premi\u00e8res d\u00e9cennies du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le proc\u00e9d\u00e9 d\u2019extraction de la poudre de cacao est bonifi\u00e9 et c\u2019est sous cette forme qu\u2019il est import\u00e9 au Canada bien qu\u2019\u00e0 un co\u00fbt peu abordable. En 1847, en Grande-Bretagne, Joseph Fry invente la recette qui consiste \u00e0 m\u00e9langer de la poudre de cacao au beurre de cacao produisant ainsi un liquide plus onctueux qui peut \u00eatre moul\u00e9 pour obtenir des formes solides. Le proc\u00e9d\u00e9 de Fry est ensuite am\u00e9lior\u00e9 et, toujours en Grande-Bretagne, Cadbury commence \u00e0 vendre les premi\u00e8res bo\u00eetes de chocolats en 1861. Dans les ann\u00e9es 1870, deux firmes canadiennes, Ganong (St-Stephen au Nouveau-Brunswick) et Moir\u2019s (Halifax en Nouvelle-\u00c9cosse), commencent \u00e0 produire des chocolats. Puis, l\u2019entreprise Laura Secord, cr\u00e9\u00e9e au d\u00e9but du 20<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et dont le si\u00e8ge social est \u00e0 Toronto, ouvre une usine de chocolats \u00e0 Montr\u00e9al en 1920. Bien que les ventes augmentent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 No\u00ebl et \u00e0 P\u00e2ques, il faut attendre autour de 1932 pour que soient vendues les premi\u00e8res bo\u00eetes de chocolats en forme de c\u0153ur pour la Saint-Valentin. Un examen rapide de quelques publicit\u00e9s parues dans <em>La Presse <\/em>de f\u00e9vrier 1937 r\u00e9v\u00e8le l\u2019importance de la vente de chocolats durant cette p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les deux s\u0153urs ouvrent donc en 1940 une entreprise avec un proc\u00e9d\u00e9 original qui offre un produit qui jouit d\u00e9j\u00e0 d\u2019une grande popularit\u00e9. Peu de temps apr\u00e8s l\u2019ouverture, ces jeunes femmes sont par ailleurs confront\u00e9es \u00e0 un d\u00e9fi de taille\u00a0: le gouvernement canadien met en place le rationnement de guerre au d\u00e9but du mois de d\u00e9cembre 1941, limitant ainsi l\u2019approvisionnement de l\u2019entreprise en sucre et en beurre puisque les confiseries sont des produits non essentiels. En r\u00e9ponse \u00e0 cette situation, les membres de la famille sont mis \u00e0 contribution en apportant leurs propres rations de sucre et de beurre n\u00e9cessaires \u00e0 la confection des confiseries.<\/p>\n<p>Mais l\u2019entreprise tient bon. Dans un article publi\u00e9 en 1988, \u00ab\u00a0Les deux mains dans le chocolat depuis 50 ans\u00a0\u00bb, on rapporte que la boutique de l&#8217;avenue du Parc o\u00f9 l\u2019on fabrique 56 vari\u00e9t\u00e9s de chocolats comprend une quinzaine d&#8217;employ\u00e9es, emballeuses, sauceuses, metteuses en bo\u00eete, et que toutes ont au moins 18 ann\u00e9es d&#8217;exp\u00e9rience. Deux autres boutiques ont alors pignon sur rue, au 4144 rue Sainte-Catherine Ouest \u00e0 Westmount (env. 1983\u20131994), et au 1520 rue Fleury Est, dans Ahuntsic (env. 1988\u20131992).<\/p>\n<p>En 2011, on y trouve toujours 6 employ\u00e9s dont certains qui sont l\u00e0 depuis 30 ans et plus. Le succ\u00e8s de l\u2019entreprise semble tenir aux m\u00e9thodes artisanales pratiqu\u00e9es depuis pr\u00e8s de huit d\u00e9cennies. Selon le communiqu\u00e9 annon\u00e7ant la fermeture en d\u00e9cembre 2018, \u00ab\u00a0les bouch\u00e9es de Chocolats Andr\u00e9e ont toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9es dans l&#8217;atelier de l&#8217;arri\u00e8re-boutique du 5328 avenue du Parc, parmi les tables de marbre, celles refroidies \u00e0 eau et les fourneaux au gaz d&#8217;origine.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Durant sa longue existence (1940\u20132018), la chocolaterie est pass\u00e9e entre les mains de trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes.\u00a0La cofondatrice, Madeleine Farand Daigneault, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 2013, a d\u2019abord transmis l\u2019entreprise (et son savoir) \u00e0 sa fille Nicole qui l\u2019a g\u00e9r\u00e9e de 1986 \u00e0 1992 pour la reprendre par la suite. Sa petite-fille, Stephanie Saint-Denis, a dirig\u00e9 Chocolats Andr\u00e9e de 2007 \u00e0 sa fermeture. Comptable agr\u00e9\u00e9e de profession, elle a cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9actualiser la chocolaterie dans le respect de la tradition, voulant \u00ab\u00a0remettre cette chocolaterie sur la carte gourmande de Montr\u00e9al\u00a0\u00bb par un effort de marketing et communications et des partenariats avec diff\u00e9rents organismes communautaires.<\/p>\n<p>Cet entrepreneuriat familial \u00ab\u00a0au f\u00e9minin\u00a0\u00bb fait figure de mod\u00e8le. Car il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 encore r\u00e9cemment que le taux d\u2019\u00e9chec lors du passage de la succession d\u2019une entreprise familiale de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 la suivante est g\u00e9n\u00e9ralement assez \u00e9lev\u00e9 (70%). Question pr\u00e9occupante puisqu\u2019en 2005 par exemple environ 80% des entreprises canadiennes sont des entreprises familiales et que les femmes repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 28\u00a0% des entrepreneurs selon les donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate sur la population active des diff\u00e9rents pays membres de l\u2019OCDE durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Les deux cofondatrices ont d\u2019abord \u00e9t\u00e9 locataires dans l\u2019immeuble de 3 \u00e9tages de l\u2019avenue du Parc jusqu\u2019\u00e0 ce que le mari de Madeleine Farand, Aim\u00e9 Daigneault, l\u2019acquiert le 8 avril 1976. \u00c0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de celui-ci en 1983, Madeleine, sa veuve, h\u00e9rite de l\u2019\u00e9difice. En 2010, Stephanie Saint-Denis se porte acqu\u00e9reur de l\u2019immeuble qu\u2019elle vend \u00e0 l\u2019Organisation de la jeunesse Chabad Loubavitch en janvier 2019. La fermeture de la chocolaterie co\u00efncide avec la vente de l\u2019immeuble, au moment aussi o\u00f9 plusieurs employ\u00e9s de longue date annoncent une retraite prochaine.<\/p>\n<p>Chocolats Andr\u00e9e n\u2019a pas disparu pour autant; le fonds de commerce \u00e9tant vendu, les nouveaux acqu\u00e9reurs ont rouvert la chocolaterie le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 2019 dans de nouveaux locaux au 4440B rue Saint-Denis.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9difice du 5328-5330-5332 avenue du Parc a \u00e9t\u00e9 construit en 1910, un triplex r\u00e9sidentiel dans une rue qui n\u2019abritait aucun commerce avant 1912. Par la suite, des conversions commerciales de logements au rez-de-chauss\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es graduellement tout au long du si\u00e8cle. Chocolats Andr\u00e9e en 1940 est le premier occupant commercial de son local. L\u2019architecture de la fa\u00e7ade rev\u00eatue de brique jaune mince semble avoir peu chang\u00e9 depuis la construction, mise \u00e0 part une couche de peinture d\u2019un gris bleut\u00e9 qui recouvre la portion du b\u00e2timent autrefois occup\u00e9e par la boutique. M\u00eame sa vitrine principale a toujours les dimensions d\u2019une fen\u00eatre de r\u00e9sidence.<\/p>\n<hr \/>\n<p>Recherche et r\u00e9daction : Rachel Boisclair,\u00a0<a href=\"http:\/\/lhpm.uqam.ca\/\">Laboratoire d\u2019histoire et de patrimoine de Montr\u00e9al<\/a>, UQAM<br \/>\nR\u00e9vision : Justin Bur, M\u00e9moire du Mile End; Michelle Comeau, UQAM<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/lhpm.uqam.ca\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-3909\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/logo-uqam-lhpm-petit.png\" alt=\"logo-uqam-lhpm-petit\" width=\"307\" height=\"121\" \/><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<h3>Notes<\/h3>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[1]<\/a> Ainsi qu\u2019en 1951, \u00ab\u00a0pour grimper\u00a0\u00e0 10 % en 1961, \u00e0 13 % en 1971 avant de monter en fl\u00e8che jusqu\u2019\u00e0 22 % en 1981. Bien que les informations pour 1971 et 1981 soient plus hypoth\u00e9tiques que celles des autres recensements, elles corroborent les conclusions de la plupart des auteurEs qui, des ann\u00e9es 1980 \u00e0 nos jours, observent une hausse exponentielle du nombre de femmes \u00e0 la t\u00eate des entreprises qu\u00e9b\u00e9coises et canadiennes dans les derni\u00e8res d\u00e9cennies du XXe si\u00e8cle.\u00a0\u00bb Philom\u00e8ne Gallez, <em><a href=\"http:\/\/hdl.handle.net\/1866\/20466\">Des exceptions qui confirment les r\u00e8gles? L\u2019entreprenariat au f\u00e9minin \u00e0 Montr\u00e9al, 1920-1980<\/a><\/em>, doctorat (histoire), Universit\u00e9 Libre de Bruxelles et Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, 2017, p. 76-77.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[2]<\/a>\u00a0Vivi Koffi et Jean Lorrain, \u00ab L\u2019int\u00e9gration du successeur dans l\u2019\u00e9quipe de gestion des entreprises familiales\u00a0: le cas des femmes chefs d\u2019entreprise \u00bb, <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.7202\/1008483ar\"><em>Revue internationale P.M.E.<\/em>, vol. 18, no 3-4, 2005<\/a>, p. 73-92<\/p>\n<hr \/>\n<h3>Sources principales (s\u00e9quence chronologique)<\/h3>\n<p>Jeanne Desrochers, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/2296551?docsearchtext=chocolats-andr\u00e9e\">Un chocolat artisanal pur beurre, pure cr\u00e8me<\/a>\u00a0\u00bb, <em>La Presse<\/em>, 19 mars 1980, p. E1<\/p>\n<p>Suzanne Colpron, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/2259335?docsearchtext=chocolats-andr\u00e9e\">Les deux mains dans le chocolat depuis 50 ans<\/a>\u00a0\u00bb, <em>La Presse,<\/em> 3 avril 1988, p. A3<\/p>\n<p>Isabelle Mass\u00e9, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/2415937?docsearchtext=chocolats-andr\u00e9e\">Chocolats Andr\u00e9e. Les prochains No\u00ebl du chocolatier<\/a>\u00a0\u00bb, <em>La Presse<\/em>, 7 novembre 2011, p. D3 (Affaires)<\/p>\n<p>Claude Turcotte, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/2930453?docsearchtext=chocolats-andr\u00e9e\">Histoire de femmes et de chocolat<\/a>\u00a0\u00bb, <em>Le Devoir<\/em>, 19 d\u00e9cembre 2011, p. B3<\/p>\n<p>Marie-Jos\u00e9e Boucher, \u00ab\u00a0Le choix du chocolat\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/www.cpacanada.ca\/-\/media\/site\/cpa-magazine\/ca-magazine\/camagazine-juin-juillet-2012.pdf\"><em>CAmagazine<\/em>, juin-juillet 2012<\/a>, p. 8<\/p>\n<p>Marielle Rougerie, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/numerique.banq.qc.ca\/patrimoine\/details\/52327\/2624623?docsearchtext=chocolats-andr\u00e9e\">Une chocolati\u00e8re hors de l\u2019ordinaire. Madeleine Farand-Daigneault 1915-2013<\/a>\u00a0\u00bb, <em>La Presse<\/em>, 18 mai 2013, p. F16 (n\u00e9crologie)<\/p>\n<p>Joanne Burgess, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/ici.radio-canada.ca\/premiere\/emissions\/les-eclaireurs\/episodes\/400620\/audio-fil-du-mardi-13-fevrier-2018\">Histoire avec Joanne Burgess\u00a0: Le chocolat de Saint-Valentin<\/a>\u00a0\u00bb, dans <em>Les \u00c9claireurs<\/em>, Radio-Canada Premi\u00e8re [cha\u00eene radio], chronique radiophonique de 9 min 39 s diffus\u00e9e le 13 f\u00e9vrier 2018<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.newswire.ca\/fr\/news-releases\/chocolats-andree-fermera-ses-portes-le-31-decembre-702694302.html\">Chocolats Andr\u00e9e fermera ses portes le 31 d\u00e9cembre, Institution montr\u00e9alaise ouverte depuis 1940<\/a>\u00a0\u00bb, communiqu\u00e9 de presse, 13 d\u00e9cembre 2018.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.montrealinfo.com\/fr\/nouvelles\/2019-11-28\/resurrection-de-chocolats-andree\">R\u00e9surrection de Chocolats Andr\u00e9e<\/a>, montrealinfo.com, 28 novembre 2019<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0\u2026absolument tout est fait \u00e0 la main, avec du vrai beurre, de la vraie cr\u00e8me, des vrais \u0153ufs\u00a0\u00bb \u2014 La Presse, 1980 \u00c0 quelques pas de la Coop\u00e9rative d\u2019habitations Le Ch\u00e2telet, le 5328 avenue du Parc abritait jusqu\u2019en d\u00e9cembre 2018 l\u2019entreprise Chocolats Andr\u00e9e. 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