{"id":6393,"date":"2024-05-14T21:00:26","date_gmt":"2024-05-15T01:00:26","guid":{"rendered":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/?p=6393"},"modified":"2024-09-14T13:01:56","modified_gmt":"2024-09-14T17:01:56","slug":"eugene-f-phillips-electrical-works","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/eugene-f-phillips-electrical-works\/","title":{"rendered":"Eugene F. Phillips Electrical Works"},"content":{"rendered":"<p><em>Le b\u00e2timent situ\u00e9 le long de de la voie ferr\u00e9e, entre les avenues de Gasp\u00e9 et Henri-Julien, est l\u2019un des premiers construits du c\u00f4t\u00e9 nord lorsque ce secteur commence \u00e0 s\u2019industrialiser au d\u00e9but du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Il a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9 en 1904-1905 pour la compagnie am\u00e9ricaine Eugene F. Phillips Electrical Works. L\u2019entreprise, qui fabrique des c\u00e2bles et des fils \u00e9lectriques, s\u2019installe juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un important client : la Compagnie de tramways de Montr\u00e9al. L\u2019immeuble a la particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre aujourd\u2019hui un lieu o\u00f9 cohabitent des activit\u00e9s industrielles, des ateliers d\u2019artistes et des entreprises artisanales. C\u2019est \u00e9galement le site d\u2019un original mus\u00e9e de la serrure.<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_6395\" style=\"width: 1659px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6395\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6395\" src=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin.jpg\" alt=\"\" width=\"1649\" height=\"1039\" srcset=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin.jpg 1649w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin-600x378.jpg 600w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin-1024x645.jpg 1024w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin-768x484.jpg 768w, http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/wp-content\/uploads\/Phillips_Christian_Paquin-1536x968.jpg 1536w\" sizes=\"(max-width: 1649px) 100vw, 1649px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6395\" class=\"wp-caption-text\">Phillips Electrical Works, 1925. Carte postale, Pointe-\u00e0-Calli\u00e8re, Cit\u00e9 d&#8217;arch\u00e9ologie et d&#8217;histoire de Montr\u00e9al, collection Christian Paquin, 2013.30.15.214.<\/p><\/div>\n<p>Au d\u00e9but du XX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, plusieurs municipalit\u00e9s de la banlieue montr\u00e9alaise rivalisent entre elles pour attirer les entreprises. Les \u00e9lus locaux, qui sont souvent marchands et propri\u00e9taires fonciers, esp\u00e8rent ainsi augmenter la valeur de leurs terrains, d\u2019autant plus que les ouvriers vivent habituellement \u00e0 proximit\u00e9 de leur lieu de travail\u00a0: l\u2019ouverture d\u2019une nouvelle usine s\u2019accompagne souvent de publicit\u00e9s annon\u00e7ant la vente de \u00ab lots \u00e0 b\u00e2tir \u00bb dans les environs, destin\u00e9s aux duplex et aux triplex qui h\u00e9bergeront les travailleurs et leurs familles.<\/p>\n<p>C\u2019est le cas \u00e0 Ville Saint-Louis, o\u00f9 les autorit\u00e9s municipales multiplient les d\u00e9marches pour d\u00e9velopper un quartier industriel \u00e0 proximit\u00e9 de la voie ferr\u00e9e. On offre aux entrepreneurs des cong\u00e9s de taxes et des bonis, en retour d\u2019une pr\u00e9f\u00e9rence d\u2019embauche pour les r\u00e9sidents locaux. Apr\u00e8s un premier accord, conclu en mai 1903 avec <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/edifice-peck\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">John W. Peck<\/a>, un manufacturier de v\u00eatements, la ville s\u2019entend l\u2019automne suivant avec la compagnie am\u00e9ricaine Eugene F. Phillips Electrical Works, dont l\u2019usine montr\u00e9alaise, ouverte en 1889, est alors situ\u00e9e sur les bords du canal de Lachine. Le journal <em>La Presse<\/em> titre\u00a0: \u00ab Un \u201fBonanza\u201d pour Saint-Louis. \u00bb L\u2019article souligne que si l\u2019entreprise n\u2019a pu, contrairement \u00e0 Peck, obtenir de boni, elle obtient en retour un cong\u00e9 de taxes de 30 ans. Le quotidien ajoute que la Phillips emploiera une centaine d\u2019hommes bien pay\u00e9s, \u00ab la plupart des experts dans la confection des fils \u00e9lectriques en cuivre<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. \u00bb<\/p>\n<p>Au mois de f\u00e9vrier 1904, la Phillips ach\u00e8te de Toussaint Pr\u00e9fontaine, un marchand de bois de Sainte-Cun\u00e9gonde, des terrains<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a> situ\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 de la <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/gare-du-mile-end\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">gare du Mile End<\/a>. Mais, \u00e0 la diff\u00e9rence de ceux de Peck, qui s\u2019installe au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Saint-Viateur, ces terrains se trouvent du c\u00f4t\u00e9 nord de la voie ferr\u00e9e : ils sont mar\u00e9cageux, domin\u00e9s par les excavations des anciennes carri\u00e8res de pierre, et d\u00e9pourvus d\u2019infrastructures. Au \u00ab Parc Mile End \u00bb \u2013 le nom donn\u00e9 \u00e0 un projet immobilier situ\u00e9 lui aussi au-del\u00e0 de la voie ferr\u00e9e \u2013 les r\u00e9sidants r\u00e9clament depuis d\u00e9j\u00e0 un bon moment un r\u00e9seau d\u2019eau potable et d\u2019\u00e9gouts, et devront attendre encore plusieurs ann\u00e9es avant que ces travaux ne soient compl\u00e9t\u00e9s<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><\/a>. De plus, l\u2019ing\u00e9nieur municipal, Joseph-\u00c9mile Vanier, a d\u00e9termin\u00e9 que, dans le cas de la Phillips, le drainage des terrains implique la construction d\u2019un \u00ab syst\u00e8me de puits et de pompes pour \u00e9lever les eaux \u00bb, ainsi que des canalisations d\u2019une longueur de 700 pieds passant sous la voie ferr\u00e9e, afin de relier le tout au r\u00e9seau d\u2019\u00e9gouts existant<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Le conseil accepte d\u2019aller de l\u2019avant, \u00e0 la condition que ces travaux soient faits aux frais de la compagnie<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>La Phillips quitte le canal de Lachine pour le Mile End parce qu\u2019elle a besoin de s\u2019agrandir. La demande pour l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 est alors en forte hausse : gr\u00e2ce \u00e0 elle, les usines ne d\u00e9pendent plus de l\u2019\u00e9nergie hydraulique et de la vapeur comme principale source d\u2019\u00e9nergie ; les compagnies peuvent organiser les espaces de production plus efficacement et ont plus de libert\u00e9 dans la localisation des usines. L\u2019urbanisation entraine aussi une demande accrue pour les fils \u00e9lectriques, autant pour l\u2019\u00e9clairage des rues et des r\u00e9sidences que pour le transport en commun. Mais si l\u2019entreprise accepte aussi d\u2019assumer des co\u00fbts suppl\u00e9mentaires en s\u2019installant \u00e0 un tel endroit, on peut penser que ce n\u2019est pas \u00e9tranger au fait qu\u2019elle va devenir la voisine d\u2019un important client : la Montreal Street Railway (MSR ou Compagnie des chars urbains de Montr\u00e9al). Son r\u00e9seau, qui a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9lectrifier en 1892, est alors en pleine expansion, notamment dans le nord de l\u2019\u00eele de Montr\u00e9al. Depuis 1899, une de ses remises de tramways est install\u00e9e rue Saint-Denis, du c\u00f4t\u00e9 nord de la voie ferr\u00e9e. Apr\u00e8s l\u2019ouverture du tunnel de la rue Saint-Denis en juillet 1904, la MSR augmente la capacit\u00e9 du site<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, en voie de devenir un complexe d&#8217;ateliers et de remises dot\u00e9 d&#8217;un raccordement au syst\u00e8me ferroviaire national.<\/p>\n<p>La Phillips confie les plans de ses nouvelles installations \u00e0 l\u2019architecte Joseph Perrault. Celui-ci a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 ceux de la John W. Peck, et il va concevoir plusieurs autres b\u00e2timents industriels du Mile End, tels <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/craig-piano\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Piano Craig<\/a> et <a href=\"http:\/\/memoire.mile-end.qc.ca\/fr\/manufacture-campbell-et-hampton\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Campbell Manufacturing<\/a>. Mais \u00e0 la diff\u00e9rence de ces immeubles, construits en hauteur, l\u2019usine de la Phillips \u00e9pouse une architecture horizontale inspir\u00e9e de celle des filatures. Le fondateur de l\u2019entreprise, Eugene F. Phillips (1843-1905), a jou\u00e9 un r\u00f4le pionnier dans le d\u00e9veloppement de la technologie des c\u00e2bles \u00e9lectriques. Originaire du Rhode-Island, il s\u2019\u00e9tait inspir\u00e9 des techniques l\u2019industrie textile, alors fort importante dans cet \u00e9tat : les deux industries ont en commun la n\u00e9cessit\u00e9 de tisser et d\u2019\u00e9tirer de longs fils<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>. Le succ\u00e8s est au rendez-vous et sa compagnie prend rapidement de l\u2019expansion.<\/p>\n<p>Le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 construit en trois temps : d\u2019abord, l\u2019aile qui longe la rue Marmier, le long du viaduc, en 1904-1905 ; ensuite, celle qui fait face \u00e0 la voie ferr\u00e9e aux environs de 1910 ; finalement, la section la plus r\u00e9cente, c\u00f4t\u00e9 est, construite en 1939, correspond \u00e0 la fonderie actuelle.<\/p>\n<p>Phillips ferme son \u00e9tablissement montr\u00e9alais en 1968. Elle d\u00e9m\u00e9nage sa production \u00e0 Brockville, en Ontario, o\u00f9 elle poss\u00e8de une usine plus moderne. L\u2019ann\u00e9e suivante, Capitol Industries, une entreprise montr\u00e9alaise qui fabrique des cadenas, des serrures et des objets moul\u00e9s en zinc, s&#8217;installe avenue De Gasp\u00e9. Des changements de nom survenus au fil des ans repr\u00e9sentent seulement des restructurations corporatives. La compagnie, redevenue ind\u00e9pendante en 2007, y est toujours en activit\u00e9. L\u2019\u00e9difice abrite d\u2019ailleurs le <a href=\"http:\/\/www.lockandkeymuseum.com\/?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mus\u00e9e de la serrure Aaron M Fish<\/a>, du nom du fondateur de Capitol.<\/p>\n<p>Au cours des ann\u00e9es 2010, les \u00e9tages sup\u00e9rieurs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9nov\u00e9s et convertis en espaces lou\u00e9s \u00e0 des ateliers d\u2019artistes et \u00e0 des entreprises artisanales : un exemple remarquable de cohabitation entre les activit\u00e9s industrielles traditionnelles et les nouvelles vocations contemporaines de ce secteur.<\/p>\n<p>Recherche : Marjolaine Poirier, Laboratoire d&#8217;histoire et de patrimoine de Montr\u00e9al (UQAM); Justin Bur, M\u00e9moire du Mile End<br \/>\nR\u00e9daction : Yves Desjardins<br \/>\nR\u00e9vision : Justin Bur<\/p>\n<hr \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> \u00ab Un \u201fBonanza\u201d pour St. Louis \u00bb, <em>La Presse<\/em>, 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre 1903, p. 3. Peck avait obtenu un boni de 20 000 $ et un cong\u00e9 de taxes de 20 ans.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Celui-ci les avait acquis quatre ans plus t\u00f4t de Louis Beaubien, le grand propri\u00e9taire foncier de la partie est du Mile End.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> La premi\u00e8re des nombreuses p\u00e9titions recens\u00e9es des r\u00e9sidents du Parc Mile End \u00e0 cet effet est dat\u00e9e du 11 juillet 1898. Dans les faits, en raison notamment d\u2019une dispute entre Ville Saint-Louis et la Montreal Water &amp; Power, les r\u00e9sidents devront attendre jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1910.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Lettre de Joseph-\u00c9mile Vanier au conseil municipal de Ville Saint-Louis, 20 octobre 1903. Correspondance de l\u2019ing\u00e9nieur, Archives de la Ville de Montr\u00e9al, Fonds de la Ville de Saint-Louis, P28,F3,D10.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> R\u00e9solutions du conseil de la Ville de Saint-Louis, assembl\u00e9es priv\u00e9es, 13 juin et 11 ao\u00fbt 1904. Ibid. P28,A2,D006.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> \u00ab New Car Sheds \u00bb, <em>The Gazette<\/em>, 2 mars 1899, p. 2; \u00ab Un permis de 100\u00a0000 $ \u00bb, <em>La Presse<\/em>, 14 octobre 1905, p. 22.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Pour en savoir plus sur Eugene F. Phillips et sur les liens entre les industries \u00e9lectriques et textiles, voir\u00a0: \u00ab PhillipsDale Historic District \u00bb, <em>Rhode Island Preservation and Heritage Commission,<\/em> p.45-50 (En ligne : <a href=\"https:\/\/preservation.ri.gov\/sites\/g\/files\/xkgbur406\/files\/pdfs_zips_downloads\/national_pdfs\/east_providence\/eapr_phillipsdale_hd.pdf\">https:\/\/preservation.ri.gov\/sites\/g\/files\/xkgbur406\/files\/pdfs_zips_downloads\/national_pdfs\/east_providence\/eapr_phillipsdale_hd.pdf<\/a> ) et \u00ab Richmond Paper Works \u00bb, <em>National Register of Historic Places. <\/em>(En ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/npgallery.nps.gov\/GetAsset\/a375a200-1bd4-4b7a-ac8c-f16d75d397a3\">https:\/\/npgallery.nps.gov\/GetAsset\/a375a200-1bd4-4b7a-ac8c-f16d75d397a3<\/a> ).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le b\u00e2timent situ\u00e9 le long de de la voie ferr\u00e9e, entre les avenues de Gasp\u00e9 et Henri-Julien, est l\u2019un des premiers construits du c\u00f4t\u00e9 nord lorsque ce secteur commence \u00e0 s\u2019industrialiser au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. 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